Succès grandissant des start-up camerounaises dans l’agro-alimentaire

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Au Cameroun, deux boutiques « Kenza Market » sont opérationnelles à Yaoundé et à Douala grâce à huit employés. En Allemagne, en France et en Belgique, les produits « Kenza Market » seront bientôt dans les rayons des supermarchés. Avec sa start-up « Kenza Market », Gaëlle Laure Kenfack est l’une des figures de proue des start-up dans l’agro-alimentaire au Cameroun. La page facebook « Kenza market » est suivie par plus de 14.000 personnes.

« Nos produits sont également écoulés dans les supermarchés du Cameroun. Nous vendons aussi en ligne, et une fois par mois, nous envoyons par fret, les commandes à nos clients en Europe », confie la promotrice de la start-up « Kenza Market » au correspondant de voaafrique.com Emmanuel Jules Ntap. Le succès est palpable, mais sa promotrice a le triomphe modeste. Tirée à quatre épingles, cette jeune et dynamique Camerounaise, originaire de la région de l’ouest, a « passé 15 ans en Allemagne, où j’ai étudié et travaillé ». « J’ai décidé de rentrer dans mon pays pour promouvoir nos produits alimentaires. Car, au Cameroun, on peut manger sain, sans ajout, sans colorant, ni additif alimentaire », souligne-t-elle. « Notre concept est de faciliter la tâche aux femmes qui veulent cuisiner rapidement. Tout est pré-cuisiné et séché, nos huiles sont pressées à froid », explique-t-elle à VOA Afrique.

Gaëlle Laure Kenfack semble avoir incité l’entrepreneuriat chez d’autres jeunes Camerounais de la diaspora. Une autre jeune Camerounaise, basée en Allemagne, est promotrice de la start-up « Kilichi 4.0 by Tendo ». Elle s’est spécialisée dans le conditionnement de la viande séchée, prête à consommer, très prisée dans la région du nord du Cameroun. Les emballages viennent d’Europe, mais le design a été conçu par un jeune Camerounais.

« Forum Afrique Genius », la start-up des jeunes camerounais ingénieux

Trois jeunes camerounaises travaillent, sous la coordination de Carine Claire Andela, dans « une entreprise sociale » en sa qualité de présidente de l’association des entrepreneurs ingénieux d’Afrique. L’idée de Carine Andela est simple: « nous recherchons des jeunes capables de transformer nos produits locaux sur l’ensemble du territoire camerounais ». « Nous allons aussi à la découverte des jeunes ébénistes camerounais, bien formés, ingénieux dans leurs ouvrages que nous exposons dans les grands magasins du pays », précise-t-elle. « Nous leur donnons une visibilité au travers de notre start-up, qui est une plateforme dénommée « Forum Afrique Genius », renchérit-elle, « l’objectif étant de leur trouver des financements ». Les résultats sont probants: 38 jeunes Camerounais sont sortis de l’anonymat grâce à « Forum Afrique Genius » qui compte aller plus loin en organisant une tournée nationale d’exposition des meilleures transformations locales. « Un jeune camerounais à Yaoundé transforme le cacao en savon. Un autre, basé à Bafoussam, fabrique des huiles pour l’entretien des cheveux avec les produits locaux. A Douala, un autre jeune transforme toutes les épices du Cameroun en poudre commercialisable », décrit Carine Andela.

« Start-up Academy », la moule du Cameroun

Depuis février 2016, un jeune Camerounais, Claudel Noubissié, fait parler de lui avec l’implantation de « la Start-up Academy » pour booster les jeunes Camerounais « à rechercher le business modèle qui fonctionne », affirme-t-il. Dans la série de conférences de sensibilisation qu’il organise à cet effet, Claudel Noubissié martèle un même message : « comment exploiter, optimiser et se focaliser sur un business modèle florissant, fruit de sa propre recherche ». Au Cameroun, « c’est aux jeunes de jouer ce rôle », soutient M. Noubissié dont les publications sur la page Facebook « Start-up Academy » sont suivies par plus de 13.000 personnes.

Depuis février 2016, « vingt-six conférences organisées sur le modèle business des start-up, 2.096 jeunes sensibilisés, des contributions à la création, à la mise sur pied de 93 structures pour 101 personnes directes et 702 emplois indirects », rapporte Claudel Noubissié.

Sur le terrain, des actes de reconnaissance ne manquent pas.

« C’est par Start-up Academy que j’ai eu plus de visibilité sur les réseaux sociaux », reconnaît la promotrice de « Kenza Market ». En février 2017, cinq start-up camerounaises se sont distinguées dans un classement annuel des 100 start-up africaines les plus innovantes. L’initiative de « MyAfricanStartUp » avait pour objectif de soutenir la création et l’innovation pour le développement de l’entrepreneuriat en Afrique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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