Les experts de la Fondation Rockefeller déplorent les pertes post-récoltes en Afrique

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Les experts de la sécurité alimentaire ont déploré ce mercredi 27 septembre 2017 les énormes pertes en récolte en Afrique dans un contexte d’insécurité alimentaire.

Les experts de la Fondation Rockefeller, une institution internationale dédiée à la sécurité alimentaire, ont souligné que le continent perdait chaque année 50% de ses fruits et légumes, 40% de ses tubercules et 20% de ses céréales après leur récolte. « Nous appelons à une approche multisectorielle pour lutter contre les pertes post-récolte en Afrique », a déclaré la directrice associée de la fondation Rockefeller, Betty Kibaara, à l’occasion de l’exposition sur l’agriculture et la sécurité alimentaire 2017 en Afrique. Cette organisation a déjà mis en place l’initiative Yieldwise visant à réduire les pertes post-récolte sur le continent de 50% dans les sept années à venir.

Ce projet est déjà opérationnel dans trois pays d’Afrique, à savoir le Nigeria, le Kenya et la Tanzanie. Selon Mme Kibaara, l’Afrique perd quatre milliards de dollars par an à cause des pertes ultérieures à la récolte. Les agriculteurs sont aussi fréquemment exposés à un manque de marché pour leurs produits, a-t-elle observé. « La forte dépendance de l’agriculture nourrie par les pluies signifie que l’essentiel de la production arrive sur le marché au même moment alors que ce continent manque de capacités de stockage adéquates pour préserver les produits », a-t-elle ajouté. La directrice associée a indiqué que la plupart des agriculteurs n’étaient pas conscients des nombreuses technologies à faible coût qui existent pour préserver les produits, ajoutant que les petits exploitants agricoles étaient mal coordonnés. « Cela signifie que n’importe quel grand acheteur qui veut se procurer de grandes quantités de produits doit prendre l’initiative de regrouper la production de nombreux petits exploitants, ce que la plupart ne sont pas prêts à entreprendre », a-t-elle ajouté.

Selon la fondation Rockefeller, l’Afrique pourrait réduire ses pertes post-récolte en assurant un accès à des technologies contre ces pertes accompagné d’une construction de capacités.

Moctar FICOU / VivAfrik

Avec Xinhua

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