António Guterres plaide pour plus d’ambition, de leadership et de partenariats sur le climat

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Le secrétaire général de l’ONU a profité de son intervention mercredi 15 novembre 2017 lors de la 23ème Conférence des Nations unies sur le climat (COP 23) à Bonn, en Allemagne pour appeler la communauté internationale à plus d’ambition, plus de leadership et plus de partenariats pour lutter contre le changement climatique.

Dès l’entame de son discours, le portugais a tenu à indiquer le rôle des uns envers les autres. « Notre devoir – les uns envers les autres et envers les générations futures – est d’accroître l’ambition », a déclaré M. Guterres à l’ouverture du segment de haut niveau de la COP 23, auquel participaient également des chefs d’Etat et de gouvernement. Affichant son ambition dans la lutte contre le dérèglement climatique le chef de l’ONU soutient : « nous devons faire plus dans cinq domaines d’action : les émissions, l’adaptation, le financement, les partenariats et le leadership », a ajouté le Secrétaire général. Parlant de la réduction des émissions il a exhorté les pays « à utiliser la révision en 2020 des contributions déterminées au niveau national pour combler l’écart d’émissions d’ici à 2030 ». Pour ce qui est de l’adaptation au changement climatique qui est indispensable à ses yeux, M. Guterres confie qu’ « il est essentiel que nous nous adaptions et que nous renforcions la résilience » poursuivant que le Fonds vert pour le climat pourrait jouer un rôle de catalyseur à cet égard. Il a appelé ses membres, en particulier les pays bailleurs de fonds, à donner vie à ce mécanisme. Alors qu’une plus grande ambition en matière de réduction des émissions, d’adaptation et de résilience « est inextricablement liée au financement », M. Guterres a souligné la nécessité de « mobiliser chaque année les 100 milliards de dollars annuels convenus pour les pays en développement ». « Nous devons cesser de faire des paris sur un avenir non durable qui mettra l’épargne et les sociétés en danger », martèle-t-il dans les colonnes de site d’information un.org. « Si nous prenons en compte les avantages économiques liés au fait d’éviter les effets dévastateurs du changement climatique, le produit intérieur brut en 2050 pourrait augmenter de 5% par an ». A l’en croire,  « le monde devrait adopter une règle simple : si les grands projets d’infrastructure ne sont pas verts, ils ne devraient pas recevoir de feu vert. Sinon, nous serons enfermés dans de mauvais choix pour les décennies à venir. L’investissement dans un développement respectueux du climat est là où l’argent intelligent est nécessaire ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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