PACJA déplore l’«échec complet» de la COP 23

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La 23ème conférence de la Convention-cadre des Nations sur les changements climatiques (COP 23) qui s’est ouverte le 6 novembre s’est achevée le 17 novembre 2017 par « un échec complet » selon l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (Pacja). La Pacja qui regroupe plus d’une quarantaine de pays du continent noir s’indique du fait que « rien de bon n’est sorti de cette COP23» pour l’Afrique vue que la question du financement climatique n’a pas été discutée.

La COP 23 se résume par un échec cuisant pour l’Afrique qui avait rallié l’Allemagne avec plus de représentants. Une pilule amère que la délégation africaine n’oubliera pas de sitôt. Ne pouvant pas cacher son amertume, l’activiste camerounais Augustine Bantar Njamnshi de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique qui coordonne l’action de plus d’un millier d’organisations de la société civile dans 45 pays africains, crache du venin. «Nous ne sommes satisfaits de rien du tout ici !». M. Njamnshi reconnait néanmoins que le dessein de cette 23ème conférence des Nations unies sur le climat était de définir les règles d’application de l’accord de Paris. Si l’on se fie à geopolis.francetvinfo.fr, les pourparlers ont achoppé notamment sur le paragraphe 5 de l’article 9 de l’accord de Paris. Une situation désormais baptisée le «9.5 drama» dans les couloirs de la COP.  Dans ce fameux paragraphe, explique notre source, il est indiqué que les pays riches doivent communiquer tous les deux ans «s’ils sont disponibles, les montants prévus des ressources financières publiques à accorder aux pays en développement». Plus largement, c’est la question du financement de l’adaptation et de l’atténuation qui reste (toujours) floue pour les pays en développement qui espéraient plus de transparence.

«Comment peut-on être satisfaits d’une négociation où l’on n’obtient rien? Le point qui importait le plus à l’Afrique n’a même pas été discuté. Nous n’avons même pas eu l’occasion de mettre le sujet sur la table. Nos chefs d’Etat ont donné le 18 septembre 2017 un mandat clair aux négociateurs africains, à savoir celui de discuter du financement post 2020. Nous ne voulons pas qu’ils (les pays riches) sortent de leur chapeau un chiffre, comme ils l’ont fait à Copenhague avec les 100 milliards (qui doivent abreuver le Fonds vert chaque année à partir de 2020, somme qui doit être revue à la hausse à partir de 2025). Nous ne savons toujours pas sur quoi ce chiffre de 100 milliards était basé. (Les pays développés) ne veulent pas évoquer l’après-2020. C’est un échec complet. Rien de bon n’est sorti de cette COP23!», peste Augustine Bantar Njamnshi, invitant les chefs d’Etas de l’Afrique à définir une nouvelle stratégie. Toujours à propos de la question financière, la coalition regrette qu’une définition claire du financement climatique ne puisse être donnée.

Moctar FICOU / VivAfrik

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