Afrique : une application mobile à la rescousse de l’agriculture

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Les scientifiques africains sont chargés de mettre en place une application mobile qui fera appelle à l’intelligence artificielle afin de détecter les maladies des cultures dès 2018. Estimée à 100 000 dollars subventionnés par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (Cgiar), cet outil est conçu pour aider des millions de petits exploitants africains à tirer profit de leur travail.

En termes clairs, l’application servira à faire face aux maladies des stries brunes du manioc et la mosaïque du manioc. A en croire l’équipe du programme de recherche du Cgiar, basée à Nairobi, l’application permettra de diagnostiquer avec précision les maladies sur le terrain et enverra des alertes par SMS aux agriculteurs dans les zones rurales du continent. «Nous pensons que la valeur la plus importante que nous allons créer se concrétisera à travers les vulgarisateurs (agricoles) qui aident déjà les agriculteurs.», souligne David Hugues qui dirige le projet et professeur agrégé de biologie à l’Université de Penn State. A l’en croire, les scientifiques vont recueillir des images pour former la machine à identifier des maladies dans des cultures comme la banane, la patate douce et l’igname. La démarche de l’équipe se veut aussi inclusive en créant des applications en langue locale. Pour sa part, Peter Okoth, agronome consultant à Newscape Agro Systems LTD, la collaboration entre développeurs et fournisseurs est primordiale. « «Pour que cette application génère l’impact souhaité, les développeurs doivent collaborer avec des fournisseurs de services et des spécialistes de la santé des plantes et des financiers pour résoudre les problèmes.»

Les scientifiques ont enfin tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences du virus du manioc, qui à lui seul cause des pertes de plus de 1 milliard de dollars par an en Afrique et menace la sécurité alimentaire et financière de plus de 30 millions d’agriculteurs en Afrique de l’Est et en Afrique centrale.

Pour rappel, le Cgiar a obtenu cette subvention lors de la conférence sur les grandes données en Colombie, le 21 septembre 2017. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du Challenge Inspire de la Plateforme CGIAR pour le Big Data en Agriculture.

Moctar FICOU / VivAfrik

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