Une étude sur le CDFA pour jauger la sous-nutrition chez l’enfant  

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L’étude sur le Coût de la faim en Afrique (Cdfa) révèle que la sous-nutrition chez l’enfant n’est pas seulement un problème social mais aussi économique, puisque les pertes annuelles dues à la sous-nutrition passée et présente des enfants sont considérables.

Les auteurs de cette étude soutiennent que le Coût de la faim en Afrique est une initiative régionale menée par la Commission de l’Union africaine à travers laquelle les pays sont en mesure d’évaluer l’impact social et économique de la sous-nutrition chez l’enfant pour une année donnée. Conscient de l’importance de cette initiative sur des questions de nutrition infantiles pour le Mali, le gouvernement de ce pays d’Afrique de l’Ouest a décidé de mettre en œuvre cette étude afin d’apprécier les conséquences sociales et économiques de la sous-nutrition des enfants de moins de cinq ans dans le pays. Ainsi, la magnitude des coûts sociaux et économiques engendrés par la sous-nutrition indique l’urgence pour l’Etat malien à mobiliser davantage d’efforts pour réduire de manière significative le niveau et les effets de la sous-nutrition. Pour cela, il est nécessaire de démontrer un engagement national visible et soutenu à conduire les efforts de réduction de la sous-nutrition à travers un leadership fort ; fixer des cibles ambitieuses en matière de réduction de la sous-nutrition en lien avec les Objectifs de développement durable (Odd) et celui de l’Union africaine qui vise un niveau régional du retard de croissance de 10% d’ici à 2025 ; prendre des engagements concrets pour accroître les ressources domestiques et extérieures allouées à la lutte contre la sous-nutrition des enfants, en particulier, financer le Plan d’action multisectoriel de nutrition (2014-2018) et soutenir la communication et le plaidoyer en faveur de la nutrition auprès du gouvernement et des partenaires au développement.

Pour rappel, les résultats de l’étude sur le Cdfa réalisée dans les pays de la première phase ont été présentés en mars 2012 aux ministres africains des Finances, de la Planification et du développement économique, réunis à Addis-Abeba (Ethiopie). A l’occasion de ce rendez-vous, ils ont adopté la Résolution 898 dans laquelle ils ont confirmé l’importance de l’étude et recommandé sa poursuite au-delà de sa phase initiale.

Moctar FICOU / VivAfrik

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