La Décennie des sciences océaniques (2021-2030) proclamée

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L’Organisation des Nation unies (Onu) a proclamé mercredi 6 décembre 2017 la Décennie des sciences océaniques pour le développement durable (2021-2030). Cette proclamation a pour mission de mobiliser la communauté scientifique, les décideurs politiques, les entreprises, et la société civile autour d’un programme commun de recherche et d’innovation technologique.

La proclamation de la Décennie des sciences océaniques permettra d’accélérer la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable 14 pour la conservation et l’exploitation durable de l’océan, des mers et des ressources marines. Elle est aussi l’aboutissement des efforts menés par la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’UNESCO pour favoriser la coopération internationale dans le domaine des sciences océaniques. En outre, elle permettra de coordonner des programmes de recherche, de systèmes d’observation, de développement des capacités, de planification de l’espace maritime et de réduction des risques marins afin d’améliorer la gestion des ressources de l’océan et des zones côtières. Cette initiative n’a pas laissé indifférente Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO qui n’a pas hésité à inviter toutes les parties prenantes à se joindre aux efforts de l’organisation dans le domaine de la coopération scientifique. « L’océan est notre nouvelle frontière. Il recouvre 71% du globe, mais nous le connaissons à peine et nous en avons exploré moins de 5% », a déclaré Mme Azoulay. Ajoutant que « cette décennie va permettre de coordonner les efforts de recherche. La Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO est fière de mener cet effort mondial », s’est-elle félicitée.

Si l’on se fie à la Coi, qui minimise les investissements consacrés aux sciences océaniques (Ndlr : entre 0,04% et 4 %), près de trois milliards de personnes dépendent directement de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins. A cela, s’ajoute le fait que l’océan absorbe près d’un tiers du CO2 produit par l’homme et atténue les impacts du réchauffement climatique. Et la Commission océanographique intergouvernementale de regretter que la science ne parvienne toujours pas à évaluer les effets cumulatifs sur la santé de l’océan des activités humaines comme la pollution, le réchauffement et l’acidification, qui menacent cet environnement vital à notre survie.

Moctar FICOU / VivAfrik