Les innovations à la rescousse du développement durable

0

La gestion durable des forêts, les énergies renouvelables, agriculture, la gestion du littoral… sont de nouvelles initiatives qui permettent au secteur privé et aux bailleurs de fonds de relever le défi de l’enjeu central pour le futur climatique de la planète.

L’Accord de Paris doit son salut en grande partie aux innovations. Bailleurs de fonds, ONG et secteur privé mobilisent leurs équipes pour assurer la déclinaison opérationnelle de la décision politique des signataires de cet accord. « L’un des enjeux est de faire passer certaines initiatives du stade expérimental à la pratique », souligne Thomas Melonio, directeur de partenariats de l’Agence française de développement (Afd). En matière de financements, les bailleurs de fonds ont amorcé le travail en finançant des projets d’énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire. Les coûts de production du kilowattheure ont largement baissé, le raccordement au réseau national peut désormais se faire rapidement même dans le cadre de systèmes de production d’énergie intermittente. Le but visé est d’inciter le secteur privé dans ce nouveau type de production. Le groupe Engie a signé en octobre avec des partenaires un contrat pour la construction, la possession et l’exploitation d’un parc éolien à Rhas Gharib en Égypte de 250 mégawatts. Autre enjeu : montrer que l’adaptation est possible dans le domaine agricole, notamment dans le cadre de la restauration des terres dégradées. S’agissant de la lutte contre l’érosion côtière, la Banque mondiale a mis en place un programme d’assistance technique, le West african coastal areas (Waca). Cette initiative a pour but d’améliorer la capacité d’adaptation des populations côtières alors que le changement climatique met en péril les activités économiques, y compris balnéaires de pays comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. Digues, blocs de béton dans l’eau, couverture flottante, système de protection lors des tempêtes… de nouvelles techniques sont mises en place pour contrôler la fureur des vagues et la force des courants. Enfin, la gestion durable des forêts fait l’objet d’une nouvelle approche à travers notamment de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi, en anglais). Imaginée et largement financée par la Norvège, cette initiative repose sur un partenariat conclu en 2015 entre une coalition de bailleurs de fonds européens et six pays de la région (RDC, Congo-Brazzaville, Cameroun, Guinée équatoriale, Gabon, Centrafrique). L’Afrique centrale abrite la deuxième plus grande forêt tropicale humide au monde. Afin de préserver ce poumon planétaire, la Cafi aide les pays à définir leur cadre national d’investissement dans le secteur forestier. Ceux-ci prévoient une utilisation et une gestion durables des terres et de la ressource forestière.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here