Le financement des pays du sud au centre du sommet climat

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Les experts réunis à Paris mardi 12 décembre 2017 dans le cadre du sommet sur le climat voulu par Emmanuel Macron ont indiqué que l’objectif de cette rencontre, deux seulement après l’adoption de l’accord de Paris, est de débloquer des financements en direction notamment des pays du Sud.

Alexandre Naulot, porte-parole de l’ONG Oxfram qui attend « de nouvelles annonces » de la part des pays du Nord au profit de ceux du sud, rappelle que dès 2009, les pays développés s’étaient engagés à financer à hauteur de 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 l’atténuation des changements climatiques mais aussi l’adaptation des pays les plus pauvres au changement climatique. Une somme impressionnante, sauf que « ces 100 milliards, aujourd’hui on en est loin ». De l’avis d’Alexandre Naulot, il est « absolument obligatoire » que les nations développés « continuent de financer l’atténuation du changement climatique, y compris sur le continent africain » mais aussi et surtout « qu’elles aident le continent africain à s’adapter aux sécheresses, aux inondations et autres phénomènes extrêmes qu’il va vivre dans les années futures et qu’il vit déjà ». Pour sa part, Rémy Rioux, directeur de l’Agence française de développement (Afd), estime que pour atteindre cet objectif, il ne faut pas « faire les choses tous seuls », c’est-à-dire se reposer uniquement sur des fonds publics. Il souhaite « mobiliser le secteur privé », faire venir des investisseurs « dans des pays où ils ne viendraient pas » en temps normal. A charge pour l’Afd de « mettre des instruments de garantie, de cofinancement » et de réduction des risques pour soutenir ces nouveaux acteurs de la lutte contre le changement climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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