Le Luxembourg vole au secours du Cap Vert

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Le ministre luxembourgeois de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, a accordé une aide d’urgence luxembourgeoise de 500.000 euros afin de permettre à l’archipel situé dans la région du Sahel de faire face aux graves sécheresses qui ont frappées le Cap Vert lors des dix dernières années. M. Schneider compte aussi combattre l’invasion de larves de « chenilles légionnaires d’automne » qui s’attaquent aux cultures de maïs sur toutes les îles du pays.

Cette aide intervient après la déclaration de la situation d’urgence par le gouvernement capverdien mais aussi fait suite à la mission d’évaluation menée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). « Il s’agit non seulement d’affronter la sécheresse en cours qui menace les ménages les plus vulnérables ayant perdu l’ensemble ou une grande partie de leurs récoltes, mais de continuer aussi à travers nos autres programmes de coopération à créer les conditions pour une meilleure résilience des populations et la réduction de la pauvreté au Cabo Verde », a affirmé le ministre. Justifiant le porté de son geste, Romain Schneider laisse entendre que l’intervention de la coopération de son pays s’intéresse aux secteurs de l’emploi et l’employabilité, l’eau et l’assainissement ainsi que les énergies renouvelables et dont les actions se conçoivent dans l’esprit du développement durable compris dans ses aspects sociaux, économiques et environnementaux.

Selon les deux parties, cette aide d’urgence est susceptible de complémenter le programme indicatif de coopération (2016-2020) entre les deux pays. La contribution luxembourgeoise au programme d’urgence sécheresse du gouvernement capverdien sera mise en œuvre par les autorités du Cap Vert au niveau des municipalités et sera suivi en collaboration avec l’ambassade du Luxembourg à Praia. Combinée à celle initiée par l’Union européenne, elle ciblera les ménages ruraux les plus vulnérables aux impacts de la sécheresse. Ainsi, les agriculteurs des zones rurales et leurs familles tout comme les revendeurs de produits agricoles seront les potentiels bénéficiaires. D’après de récentes études rendues publiques, 9% de la population vit dans l’extrême pauvreté et que cette partie de la population est surtout concentrée dans les zones rurales. 22% de la population active est employée dans le secteur agricole et le taux atteint les 82% dans les zones rurales. Les îles les plus touchées par la sécheresse sont celles de Santiago et Santo Antão.

Moctar FICOU / VivAfrik

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