Le Congo prêt à relever le défi de la sécurité alimentaire

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Le gouvernement Congo Brazza et ses partenaires ont profité du lancement officiel, le 8 janvier 2018 à Brazzaville, de l’étude sur la revue stratégique du défi « faim zéro », suivant l’Objectif de développement durable 2 (Odd2) pour scruter des pistes de solutions durables.

D’après Jean Martin Bauer, représentant résident du Programme alimentaire mondial au Congo, cette étude sur la revue stratégique «faim zéro» a pour dessein d’établir un diagnostic « complet » de la situation alimentaire et nutritionnelle, afin de définir les écarts en matière de politiques et d’interventions à mener a priori pour atteindre le défi « faim zéro » d’ici à 2030. En dépit de ses énormes potentiels agricoles pour nourrir sa population, le Congo présente des chiffres inquiétants en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Si l’on se fie une étude officielle rendue publique, 14,2% de la population souffre de la malnutrition ; 8% des enfants de moins de cinq ans souffrent de la malnutrition aigüe et 21% d’entre eux subissent la malnutrition chronique. Face à ce tableau sombre, le gouvernement se montre résolument engagé à renverser la courbe. Pour la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ebouka-Babakas, cette lutte implique des actions en faveur de l’éducation et contre la pauvreté. Elle a ainsi affiché toute sa volonté de voir l’étude inclure la résilience des communautés, du genre et de l’environnement. « (… ) Outre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’étude doit aussi faire ressortir les défis des secteurs de l’éducation, de la protection sociale, de la résilience des communautés, du genre et de l’environnement, tant la problématique de la faim compromet dans sa non-résolution les progrès escomptés dans tous les domaines socio-économiques ». Pour arriver à cette fin la ministre a invité ses partenaires techniques et financiers tels que le Programme alimentaire mondial, le Fonds international de développement agricole, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé… à l’union. Selon Anthony Ohemeng-Boamah, coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo, ces agences onusiennes sont toujours disposées à accompagner les autorités congolaises dans la recherche du bien-être de la population, insistant sur la diversification de l’économie, la lutte contre la vie chère et la pauvreté. Lles prochaines étapes avant la publication de la revue stratégique du défi « faim zéro » de l’Odd2 seraient la préparation de la revue des politiques et programmes concernant la sécurité alimentaire et la nutrition, puis la présentation de l’analyse des insuffisances ou des lacunes dans les réponses contre l’insécurité alimentaire, ainsi que les recommandations.

A noter que cet atelier de deux jours qui a regroupé une quarante d’experts et points focaux venus de la République démocratique du Congo, de l’Afrique du Sud et de l’Italie, va essayer de passer au peigne fin toutes les questions relatives au développement agricole, à l’économie, la santé et la nutrition en République du Congo.

Moctar FICOU / VivAfrik

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