Tunisie : Khaled Kaddour veut adapter la RSE au caractère international

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Le ministre tunisien de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour a exprimé sa volonté de règlementer la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) qui est, selon lui, contradictoire au caractère volontaire convenu sur le plan international.

Prenant part à l’initiative parlementaire visant à réglementer la Responsabilité sociétale des entreprises le jeudi 18 janvier 2018, M. Kaddour a affirmé qu’il va « œuvrer dans le cadre de cette initiative, conformément aux chartes conclues entre les entreprises et les institutions de l’Etat avec la possibilité d’associer les députés de l’ARP dans les régions, à la mise en place et au contrôle d’un système de responsabilité sociétale », a-t-il dit à l’occasion d’une séance consacrée à l’audition tenue par la commission de l’Industrie, de l’énergie, des richesses naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement. Jugeant que consacrer un pourcentage du chiffre d’affaires des sociétés à la Rse porte atteinte au principe de stabilité fiscale stipulée par les législations régissant le secteur de l’énergie et des mines ainsi que par les conventions. De l’avis du ministre, Kaddour, les expériences de la Rse employées dans les villes de Kébili et Tataouine sont les plus réussies. Cette prouesse s’explique par la conclusion des conventions entre les sociétés concernées et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (Bfpme), la Banque tunisienne de solidarité (Bts) et les associations de petits et moyens crédits. En outre, explique-t-il, cette réussite se justifie par les revendications qui ont obligé les entreprises économiques publiques et privées à identifier des solutions pour réaliser le développent dans ces régions.

Leila Ouled Ali, cheftaine de file des députés ayant lancé cette initiative, a soutenu que la réglementation de la gestion des fonds octroyés par les entreprises dans le cadre de la Rse, répond à l’impératif de bien gérer ces fonds de manière à les orienter vers les projets de développement dans les régions abritant ces entreprises, notamment celles impliquées dans la pollution de l’environnement. Elle reconnait que l’audition du ministre de l’Energie au sujet de la Rse s’inscrit dans le cadre d’une série des réunions organisées pour recueillir les avis et propositions des différentes parties et parachever l’initiative législative. Mais le constat est que l’argent accordé dans le cadre de la Rse constitue une forme de  « corruption sociale » et n’a pas atteint le stade de l’action dans le domaine du développement. Suffisant pour ses confrères d’inviter à la pratique orthodoxe de la transparence et de l’efficacité afin de changer les choix du développement dans les régions concernées.

Moctar FICOU / VivAfrik

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