La Côte d’Ivoire doit immatriculer 96% des terres, selon Gisèle Dutheuil

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Les autorités ivoiriennes doivent encore immatriculer 96% des domaines fonciers de la Côte d’Ivoire. C’est du moins ce qu’a affirmé Gisèle Dutheuil, directrice de Audace Institut Afrique à l’occasion d’un séminaire de formation qu’elle a co-animé, le 11 janvier 2018, à Abidjan, au siège de la Fondation Friedrich Nauman pour la Liberté.

Placé sous le thème : « comment réinventer le foncier en Côte d’Ivoire ? », cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Program for young politicians in Africa (Pypa), un creuset d’échanges et de formation des jeunes sur des sujets clés du débat politique et social de leur pays. Aux côtés de la juriste Boussou Nancy-Ellen, et le sociologue en charge des questions foncières à la Fondation Friedrich Nauman, Sosthène Koffi, elle a rappelé que l’une des sources des conflits fonciers en Côte d’Ivoire, est le très faible taux d’immatriculation du foncier ivoirien. Suggérant qu’une valeur juridique soit attribuée au certificat foncier, de sorte qu’il confère un droit de propriété. Les conflits fonciers sont récurrents en Côte d’Ivoire où une grande partie des transactions dans le domaine, est encore régie par le droit coutumier. En l’existence d’un cadre juridique plus récent relatif au foncier, les litiges naissent de l’opposition entre les deux régimes, coutumier et moderne. Ce qui renforce la nécessité, selon Boussou Nancy-Ellen, que les jeunes « soient informés et se forment sur le volet coutumier et moderne [et qu’ils soient représentés] dans les comités villageois de gestion. »

Moctar FICOU / VivAfrik

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