Le Congo, une solution de la CEMAC pour ses réserves de change

0

Grâce à son annonce d’une hausse journalière de 300 000 barils par jour, la République du Congo suscite une lueur d’espoir pour la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) qui fait face à de gros défis de réserves de change.

La hausse de production annoncée, couplée à l’augmentation que connait le prix de cette matière première, présage une amélioration de la position extérieure du Congo et partant, celle de la sous-région dans son ensemble. La baisse des prix du baril du pétrole survenue vers la fin 2014 a engendré la chute des réserves de la Cemac, plombées par une politique de décaissements faciles de la BEAC au profit d’une économie qui ne produisait pas assez de revenus d’exportations. Le 30 octobre 2017, le Cameroun, avec près de 1369 milliards de FCFA de réserves de change, supportait encore la position extérieure de la Cemac. Une position rendue possible grâce au programme économique signé avec le Fonds monétaire international (Fmi). Dans la sous-région, d’autres pays, notamment le Tchad et le Gabon, ont eux aussi signé des accords avec le Fonds monétaire international, mais leurs apports restent faibles. Reste toutefois une petite réserve concernant l’information sur la production pétrolière congolaise : on n’a pas de vision claire sur la manière dont sera répartie la cagnotte entre les opérateurs et le pays. Aussi, bien que le prix du baril soit autour de 70 $ en ce début d’année, Moody’s estime que sur le moyen terme, on ne devrait dépasser les 60$. Enfin, selon certains analystes, les véhicules hybrides gagnent du terrain et surtout les ménages américains continuent de réduire leur consommation en carburants.

De près de 8749 milliards de FCFA à leur plus haut niveau en 2012, les avoirs extérieurs nets du système monétaire de la Cemac (qui incluent ceux de la banque centrale, des pays et des banques) ont chuté drastiquement, pour atteindre 1920 milliards de FCFA à la fin du mois d’octobre 2017. Une situation périlleuse pour une sous-région qui importe 70% de ses services et produits manufacturés.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here