La CEEAC se penche sur l’essor de son agriculture

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Les ministres de l’Agriculture, de l’Elevage et des Pêches des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) se sont donnés rendez-vous à Libreville, dans la capitale gabonaise, afin de trouver une solution aux importations massives des produits agricoles et alimentaires malgré le potentiel considérable en terres agricoles, de pluviométrie, de ressources en eau et d’autres moyens de production, d’une variété très étendue des produits agricoles, pastoraux et halieutiques que regorge la sous-région.

La rencontre vise à trouver des méthodes et mobiliser des ressources susceptibles de développer le secteur de manière concertée dans la sous-région. En outre, la Ceeac entend desserrer la dépendance vis-à-vis du marché international pour son approvisionnement dans la mesure où cette situation accentue l’insécurité alimentaire dans la région et entraîne une forte prévalence de la malnutrition et de la pauvreté. Pire, l’exploitation pétrolière qui constituait le cœur des économies nationales de ces Etats connaît des difficultés du fait de l’effondrement des cours des principaux produits de base.

Le secteur de l’exploitation pétrolière va mal. Ainsi, il urge de se tourner vers le secteur agricole surtout que la zone a de vastes superficies de terres arables non encore mises en valeur, des rendements agricoles très faibles et des capacités très limitées, pour ce qui concerne la transformation et la commercialisation. Cette action d’envergure régionale est placée sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. La Ceeac regroupe aujourd’hui 11 Etats membres : Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Sao Tomé et Principe, Rwanda. On a donc différents écosystèmes : la savane au nord, la forêt au sud, un réseau hydrographique comprenant le bassin du fleuve Congo et d’importantes façades maritimes. Donc des zones propices à l’élevage, à l’agriculture, à l’agroforesterie, à la pêche et la pisciculture. Difficile de concevoir qu’un tel ensemble se retrouve contraint d’importer des ressources alimentaires.

Moctar FICOU / VivAfrik

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