La BM appuie la Côte d’Ivoire dans la lutte contre la dégradation des forêts

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La Banque mondiale (Bm) a validé un financement de 15 millions $ au profit de la Côte d’Ivoire afin d’aider ce pays d’Afrique de l’ouest à mettre fin au déboisement et de dégradation des forêts qui prend de plus en plus de l’ampleur dans le pays.

Et c’est l’Association internationale de développement (Ida) qui agit en qualité d’agent d’exécution du Programme d’investissement forestier (Fip), au titre du Fonds climatique d’investissement stratégique (Scf) qui est à l’origine de ce financement. En Côte d’Ivoire, le Projet d’investissement forestier va permettre de préserver et d’accroître le patrimoine forestier. Il contribue aussi à l’amélioration de l’accès de certaines populations à des sources de revenu provenant de la gestion durable des ressources, dans des zones ciblées du sud-ouest et du centre du pays, c’est-à-dire, respectivement, dans l’actuelle et l’ancienne ceinture du cacao. Les bénéficiaires directs de ce projet, estimés à environ 345 000 personnes, seront les agriculteurs et les communautés tributaires de la forêt, qui auront ainsi la possibilité d’exercer une activité indépendante ou de travailler dans l’agriculture.

Mais, par le biais de la reconstitution et à la conservation des parcs et forêts du pays, la Côte d’Ivoire pourra contribuer au développement durable à long terme grâce à ses ressources naturelles. Ce qui élargira, pour ces communautés, les possibilités de profiter des retombées potentielles. En termes clairs, le projet soutiendra une gestion durable des forêts classées et les capacités de surveillance du parc national de Taï. Ceci, en faisant participer les communautés qui en dépendent et en proposant des mécanismes incitatifs qui génèreront d’autres formes de revenus, ce qui réduira l’impact humain sur les zones protégées. D’après le directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, Pierre Laporte, « il s’agit du premier programme destiné à piloter la mise en œuvre de la politique forestière nationale, lancée en 2017, avec pour objectif une agriculture sans déboisement à l’horizon 2020. En conséquence, la pauvreté monétaire devrait diminuer dans les deux régions concernées, qui affichent un taux de déforestation élevé et qui ont des liens du fait de la migration des producteurs de cacao ».

Avec de près de 16 millions d’hectares de forêts en 1960, la Côte d’Ivoire a connu une dégradation importante de son couvert forestier au fil des années. En sorte qu’en 1990, le pays disposait plus que de 7,8 millions d’hectares de forêts, correspondant à une couverture forestière de 24,36% du territoire. Pire, le recul s’est accentué en 2000 avec 5,1 millions d’hectares correspondant à 15,81% du territoire ivoirien. Et en 2015, sur ce couvert forestier, il ne restait plus que 3,4 millions d’hectares de forêt, représentant une occupation spatiale de 10,56% du territoire. Le taux de déforestation annuel a été estimé à 4,32% entre 1990 et 2000 et à 2,69% entre 2000 et 2015.

La conversion des forêts en terres agricoles, afin de nourrir les populations locales, l’urbanisation ou aménagement du territoire, et l’exploitation illégale du bois sont quelques-unes des principales causes de la déforestation des forêts ivoiriennes.

Moctar FICOU / VIvAfrik

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