Présidence de l’UA : l’agriculture au centre de mandat de Paul Kagamé

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Après s’être officiellement propulsé à la tête de la présidence de l’Union africaine en remplacement du chef de l’Etat guinéen Alpha Condé lors du 30ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Addis Abeba en Ethiopie sous le thème « Gagner le combat contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique », Paul Kagamé entend miser sur un agenda agricole chargé pour réussir la transformation agricole en Afrique.

En Ethiopie, trois projets phares devaient être entérinés, tous les trois ayant une implication sur l’agriculture via la commercialisation des produits agricoles : la libre circulation des personnes et des biens, la mise en œuvre de la décision de Yamoussoukro sur le marché unique et la libéralisation du transport aérien en Afrique. C’est dire que l’agriculture a figuré au cœur de l’ordre du jour avec plusieurs projets phares lancés ayant un impact direct ou indirect sur ce secteur. Il en est ainsi des fiches d’évaluation de la transformation agricole en Afrique (« Africa Agriculture Transformation Scorecard » (Aats) ainsi que de la présentation de la Revue biennale sur les progrès dans la réalisation des objectifs de la Déclaration de Malabo de juin 2014 sur « La croissance et la transformation accélérées de l’agriculture en Afrique pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie ». Les Aats, une première en Afrique souligne l’Ua, permet de photographier les progrès agricoles du continent à l’aune de 43 indicateurs et 23 catégories de performance. Les données sont collectées par le travail conjugué -une première là aussi-  du Département de l’Economie rurale et de l’agriculture de la Commission de l’Ua, du Nepad ainsi que des communautés économiques régionales, en collaboration avec les partenaires au développement. Cela permet aussi de mesurer l’état d’accomplissement des engagements pris par les chefs d’Etat et de gouvernement dans le cadre du Programme pour le développement agricole de l’Afrique (Caadp de son sigle anglais) et de la Déclaration de Malabo.

D’autre part, dans l’ambitieux programme de réforme de l’Ua de Paul Kagame figurent, entre autres, la volonté de mettre fin à la dépendance de l’Union africaine à l’égard des fonds étrangers et s’autofinancer via le prélèvement d’une taxe de 0,2% sur les  importations éligibles – « le moyen le plus sûr pour résorber le déficit budgétaire chronique de l’Ua » selon le président sortant Alpha Condé, ainsi que la fin du Nepad et sa transformation en agence de développement de l’Ua.

Moctar FICOU / VivAfrik

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