L’initiative « des arbres pour reverdir l’Afrique » lancée dans 8 pays

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World Vision International, une organisation chrétienne œcuménique qui vient en aide chaque année à plus de 100 millions de personnes sur les 5 continents, à travers des programmes d’aide humanitaire d’urgence, de développement à long terme et de plaidoyer a officiellement lancé mardi 6 février 2018, un nouveau projet de reverdissement de l’Afrique à grande échelle par l’agroforesterie. Le projet intitulé « des arbres pour reverdir l’Afrique » est lancé en partenariat avec l’ICRAF, OXFAM et GIZ.

L’objectif du projet est d’« inverser la dégradation des terres en Afrique par l’adoption à grande échelle de l’agroforesterie » dans 8 pays africains à savoir le Sénégal, le Mali, le Ghana, le Niger, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda et la Somalie (Somaliland et Puntland). S’exprimant sur le choix des pays devant œuvrer sur le projet, le conseiller scientifique pour le Centre international d’agroforesterie (Icraf), Patrick Vanz argue que ce choix repose sur un pari. « Il s’agit du pari que nous somme capable avec ce que nous savons aujourd’hui de régénérer des terre dégradées quelque soit l’environnement socio-économique, les différences ethniques dans la partie aride de l’Afrique à un coût inférieur à 20 euros par hectares ».

Pour sa part, le directeur des opérations de World Vision Sénégal, Diegane Ndiaye, estime que l’objectif global de cette initiative est d’améliorer les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la résilience au changement climatique par au moins 500 000 ménages agricoles, sur une superficie d’au moins 1 million d’hectares dans 8 pays et restaurer les services éco systémiques, en particulier à travers l’agroforesterie.  Poursuivant son speech, il renchérit. « Ce projet vise à inverser la tendance de la dégradation des terre en Afrique. Il s’agit d’un programme vaste qui vise 8 huit d’Afrique dont le Sénégal. Au Sénégal le projet comprend trois volets. Il y a un volet sur l’économie des terres, un deuxième volet sur la surveillance et le troisième est l’action sur le terrain », a détaillé M. Ndiaye.

Enfin, la représentante de l’ONG GIZ a, de son côté, affirmé que l’initiative vise à aider à l’établissement d’un argumentaire économique pour venir en supplément des connaissance techniques et scientifiques déjà en place pour avoir une influence plus importante. « Cette initiative vise l’identification collective et collaborative de solutions pour gagnant-gagnant et qui sont bénéfiques pour l’environnement ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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