2018 Africa STI Forum : Forum africain pour la science, la technologie et l’innovation

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Africa STI Forum en Égypte : investir dans les sciences, la technologie et l’innovation en Afrique pour mieux doper la compétitivité du secteur privé et les économies

Le Caire, Égypte, le 9 février 2018 – La 3e édition du Forum africain pour la science, la technologie et l’innovation (dit 2018 Africa STI Forum en anglais) ouvre ses portes, ce samedi 10 février 2018 au Caire, en Égypte. Co-organisé par la Banque africaine de développement et les autorités égyptiennes, l’événement se déroule sur 3 jours, jusqu’au lundi 12 février à l’Heliopolis & Towers Hotel (alias Hilton).

Le 10 février, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi assistera à la cérémonie d’ouverture au côté du président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, et du ministre égyptien chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Khaled Abdel Ghaffar. Akinwumi Adesina et Khaled Abdel Ghaffar animeront ensuite une conférence de presse.

Pour l’occasion, le coup d’envoi de l’évènement est donné à l’hôtel Al Masar, dans le quartier de Nasr City, avant que le Forum ne déroule son programme à l’Heliopolis & Towers Hotel (voir programme détaillé).

Cette édition 2018 a pour thème : « Les sciences, technologies et l’innovation au service de la compétitivité du secteur privé et de la transformation de l’Afrique », dans la droite ligne de la stratégie de la Banque et des priorités qu’elle s’est assignées pour le développement du continent, ses High 5.

Et priorité est donnée à l’innovation dans cinq domaines retenus pour leur fort potentiel à doper et transformer les économies du continent : changement climatiquenutritioneau,TIC et industrie pharmaceutique.

Pourquoi un tel forum ? Parce qu’il est désormais avéré que les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques (STIM) sont capitales, tant pour atteindre les Objectifs de développement durable et les High 5 de la Banque, que pour stimuler la croissance économique et conduire à la transformation des économies africaines. Les STIM recèlent un formidable potentiel et de réelles perspectives d’avenir en matière de création d’emplois et de richesses – une opportunité à saisir pour l’Afrique, confrontée à un important taux de chômage des jeunes.

Or force est de constater que le continent demeure à la traîne du reste du monde en matière de sciences, de technologies et d’innovation, alors même qu’il compte plus de 13,8 millions d’étudiants, dont moins de 30 % suivent aujourd’hui un cursus en STIM. Si l’Afrique veut rattraper son retard, ne plus être simplement consommatrice de technologies et innovations venues d’ailleurs mais les produire par elle-même, outre transformer sa démographie en réel dividende, encore lui faut-il former ses propres scientifiques, pionniers et novateurs. Pour ce faire, il faut davantage miser sur les STI et en accroître fortement le financement.

Les pays africains peinent toujours à répondre aux ambitions du Plan de Lagos, adopté en 1980, de consacrer 1 % de leur PIB à la recherche et au développement (R&D). Fin novembre 2017, l’Appel d’Abidjan lancé à l’initiative de scientifiques et parlementaires africains lors du 5e sommet Union africaine-Union européenne exhortait de nouveau à investir davantage dans les sciences et la technologie.

Hôte de cette troisième édition de l’Africa STI Forum, l’Égypte figure parmi les pays du continent qui affichent les meilleurs résultats en sciences et technologies, à la pointe notamment dans les domaines de la chimie et de l’ingénierie et dotée de certaines des meilleures universités et instituts d’excellence d’Afrique.

La précédente édition du forum s’était tenue à Rabat, au Maroc, en 2014, deux après que le Kenya avait accueilli le tout premier Africa STI Forum.

Outre le soutien précieux de la République de Corée du Sud et du Japon, le Forum bénéficie du soutien d’une vingtaine de partenaires de prestige, institutionnels et privés – Union africaine, Commission économique pour l’Afrique, UNESCO, Banque mondiale, Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) que la Banque héberge, entre autres.

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