30% des besoins énergétiques d’Ethiopie issus d’une usine de transformation des déchets en énergie

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C’est un coup de pousse pour les ménages éthiopiens. En effet, une usine de transformation des déchets en énergie, une première installée en Afrique, fournira de  l’énergie à partir de 1 400 tonnes de déchets chaque jour. Cela représente environ 80% de la production de déchets de la ville. L’usine fournira également aux populations 30% de leurs besoins en électricité.

L’initiative Reppie Waste-to-Energy (Déchets en énergie) est conçue pour fournir à la capitale de l’Éthiopie environ 30% des besoins énergétiques des ménages. Reppie « adopte une technologie de traitement des gaz de combustion moderne pour réduire considérablement la libération de métaux lourds et de dioxines produites par le brûlage », a affirmé le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Qui précise que l’incinération des déchets est une source d’énergie populaire en Europe avec 126 usines en France, 121 en Allemagne et 40 en Italie, selon le Pnue mais, déplore l’organe onusien, aucune usine n’a été construite en Afrique – jusqu’à présent. Une vidéo de la BBC indique que l’usine de valorisation énergétique produira trois millions de briques à partir de cendres résiduelles et que 30 millions de litres d’eau seront récupérés des déchets. L’usine permettrait d’éviter la libération de 1,2 million de tonnes de dioxyde de carbone. Des centaines d’emplois seront également générés, y compris pour les personnes qui dépendaient de la récupération à la décharge.

A en croire le Pnue l’usine d’incinération brûlera les déchets dans une chambre de combustion. La chaleur produite sera utilisée pour faire bouillir l’eau jusqu’à ce qu’elle se transforme en vapeur, ce qui crée une turbine qui produit de l’électricité.

La capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba, possède une décharge depuis environ 50 ans : le site de décharge de Koshe

Le Programme des Nations unies pour l’environnement a décrit l’incinération des déchets en énergie comme une  quadruple victoire : « elle économise de l’espace précieux, génère de l’électricité, empêche la libération de produits chimiques toxiques dans les eaux souterraines et réduit le rejet de méthane – un puissant gaz généré dans les décharges – dans l’atmosphère ».

Le gouvernement éthiopien s’est associé à la société de gestion des déchets et des énergies renouvelables Cambridge Industries (Singapour) , à la société d’ingénierie nationale China National Electric Engineering et à la société d’ingénierie danoise Ramboll pour construire l’usine. Le Pnue a déclaré en novembre dernier qu’elle devait commencer à fonctionner en janvier, bien qu’il semble que ce ne soit pas encore le cas. Cela dit, la vidéo de la BBC a rapporté que l’usine est connectée au réseau électrique national. Le consortium espère que le projet sera l’inspiration pour  une série de projets similaires dans les grandes villes d’Afrique.

La capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba, possède une décharge depuis environ 50 ans : le site de décharge de Koshe. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le site à la taille d’environ 36  terrains de football.

Moctar FICOU / VivAfrik

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