Malmenés par la sécheresse au Sahel, les éleveurs se disent marginalisés

0

Les rideaux sont tombés ce week-end à Niamey, au Niger sur une réunion de consultation sur la situation pastorale à l’initiative d’organisations régionales comme le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) ou l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Le manque de pâturage combiné à l’insécurité liée aux groupes terroristes dans le Sahel rend les éleveurs de la région particulièrement vulnérables.

Les participants se sont penchés sur la crise liée à un déficit de pluies historique. Au lendemain de la grande réunion sur le Sahel qui s’est tenue à Bruxelles vendredi 23 février 2018 et qui a promis la mise en place par l’Alliance Sahel de 500 projets de développement dans la région, les éleveurs font part de leur déception. Selon des sources sûres, ils estiment ne pas avoir été consultés par ce nouveau partenaire de développement d’un budget de huit milliards d’euros…

Projets de l’Alliance Sahel

C’est ce budget que l’Union européenne entend consacrer aux projets de l’Alliance Sahel jusqu’en 2022. Abdoul Aziz Ag Alwaly, le responsable de l’association d’éleveurs Tassaght à Gao au Nord du Mali, redoute que ces projets de développement ne soient pas adaptés. « Nous aimerions, justement, que l’on se penche, pour une fois, sur le mode de vie de ces communautés pastorales, le contexte qui les rend plus vulnérables, qu’elles ne l’étaient. Je fais allusion, entre autres, à des trajets de commerce, des recherches de pâturages… Toute cette mobilité se retrouve entravée par le contexte actuel d’insécurité », déplore-t-il. « Les éleveurs se retrouvent piégés dans un champ de bataille entre des éléphants et même si ce n’est pas un acteur en antagonisme avec les autres, ils l’écrasent » conclut-il.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here