Le Bénin va restaurer 50 % des terres dégradées d’ici à 2030

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Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat béninois chargé du Plan et du Développement a annoncé le 27 février 2018 que la moitié des terres dégradées par rapport à la période de référence 2000-2010, soit environ 1,25 million d’hectares, sera restaurée d’ici à 2030. M. Tchané s’exprimait à l’occasion de l’atelier national sur la gestion des terres et des paysages agro-forestiers au Bénin.

Lors de cette rencontre, le ministre a aussi affiché son intention de limiter à 5% la perte des terres non dégradées (forêts et savanes), afin de préserver les écosystèmes terrestres et aquatiques avec une amélioration nette du couvert végétal de 12%.

« Pour atteindre cet objectif, le gouvernement béninois s’est engagé à renforcer les mesures et les efforts en cours pour réduire de 21% à 5%, la conversion des forêts et savanes naturelles en d’autres formes d’occupation du sol, en l’occurrence les terres agricoles et les habitations et à augmenter de 5%, la superficie des forêts à travers la reforestation et la mise en place de nouvelles plantations », a expliqué l’exécutif béninois.

Ces mesures sont, comme l’a rappelé M. Bio Tchané, urgentes car le péril est certain.

« Les statistiques relatives à l’occupation des terres entre 2000 et 2010 révèlent que 2,2 millions d’hectares de terres équivalant à 19% du territoire national se sont dégradés, ce qui correspond à un taux de dégradation moyen annuel de 220 000 hectares. Plus alarmant encore, sur la période allant de 1990 à 2010, le Bénin a perdu environ 21% de son couvert forestier; les zones humides, quant à elles, ont régressé d’environ 230 000 ha en une décennie, soit une perte de 11% de leur superficie. Le coût annuel de cette dégradation est estimé à 490 millions de dollars américains, soit 245 milliards de FCFA, ce qui représente 5% du Produit intérieur brut (Pib). A ce rythme de dégradation, nous pouvons effectivement nous faire du souci pour la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) d’ici à 2030, si nous ne rendons pas plus effective la gestion durable de nos terres », conclue le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement.

Moctar FICOU / VivAfrik

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