Le transfert des eaux du bassin du Congo vers le Lac Tchad examiné au Nigéria

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Les experts, les scientifiques, les ingénieurs et les décideurs politiques se sont penchés sur l’avenir du Lac Tchad, une partie sahélienne menacée par la sécheresse et l’insécurité. Le projet de transfert des eaux du bassin du Congo vers le Lac Tchad a occupé le centre des débats au second jour de la conférence qui s’est ouverte le 26 février 2018 à Abuja dans la capitale nigériane.

Ce projet qui vise à remplir le lac Tchad est jugé trop ambitieux voir trop risqué ou tout simplement trop coûteux. Ainsi, plusieurs raisons se présentent de s’opposer à un projet aussi grandiose. Mais d’après Claudio Celani, analyste italien la titanesque ambition de transférer les eaux du bassin du Congo est irréversible. « Les gens ici sont très convaincus que le transfert d’eau est la seule solution pour revitaliser le Lac Tchad. Ils voient les choses en grand. Ils comprennent qu’ils ont besoin d’un grand projet, Transaqua, le grand projet qui est supposé non seulement amener de l’eau d’un point A à un point B, mais aussi construire une véritable infrastructure moderne au cœur de l’Afrique », a-t-il expliqué.

La RDC principal donneur d’eau

Transaqua renaît de ses cendres. La compagnie italienne Bonifica à l’origine du projet s’associe aujourd’hui avec la société chinoise Powerchina. Une étude conjointe de faisabilité sera financée par les gouvernements chinois et italien. L’ingénieur en chef de Powerchina se réjouit de cette collaboration : « Je crois que nous sommes au tout début d’une nouvelle coopération. Nous avons hâte de démarrer cette coopération. »

La République démocratique du Congo serait le donneur le plus important en matière d’eau. François Kalwele du ministère de l’Environnement de la RDC se dit partant et prône la solidarité entre les Etats africains.

Pour remémoration, le changement climatique, aggravé par une très mauvaise gestion des ressources hydrauliques au fil des ans, a conduit à la disparition de 90% de la surface du lac Tchad en 40 ans.

Moctar FICOU / VivAfrik

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