Transfèrement des eaux du Fleuve Congo : Ève Bazaiba Masudi réclame le texte

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Ève Bazaiba Masudi, députée nationale et femme politique du Congo-Kinshasa a avoué vouloir entrer en possession du  texte de l’Accord de transfèrement des eaux du fleuve Congo vers le Lac Tchad et mis à la disposition de l’Assemblée nationale en vue de permettre aux élus nationaux de s’imprégner du contenu de la convention signée en 2005 entre les chefs d’Etats congolais Joseph Kabila ; tchadien Idris Déby Itno et centrafricain François Bozizé. La députée nationale a, ensuite, recommandé l’application de la Loi n°15/026 du 31 décembre 2015 relative à l’eau.

Mme Bazaiba Masudi s’exprimait à l’occasion de la séance plénière de la représentation nationale consacrée à l’audition du ministre de l’Environnement et Développement Rural, Amy Ambatobe, en rapport avec le transfèrement de “l’eau des affluents de la rive droite du fleuve Congo à travers une voie navigable de 2400 km” vers le Lac Tchad menacé de dessèchement.

“La différence est substantielle. Bien que le projet concernant la rivière Ubangi prévoie le prélèvement de l’eau en réduisant théoriquement la puissance hydroéléctrique maximale atteignable à Inga, le projet Transaqua prévoit le prélèvement d’un 8% maximum de l’eau des affluents du Congo pour remplir le Lac Tchad, tout en produisant de l’électricité à chacun des 19 (!) barrages artificielles construites en RDC. L’eau du Congo, en substance, serait utilisée pour produire l’électricité deux fois : une fois en amont et une fois en aval!”, a précisé Claudio Celani, dans sa réponse à cet article suite à une erreur constatée.

Poursuivant ses précisions, M. Celani note qu’« au-dela des gains énérgetiques pour la partie occidentale de la RDC (qui, de cette façon, ne nécessiterait pas des coûteuse lignes électriques provenant d’Inga), celle-ci aurait à disposition une formidable infrastructure de transport sur eau et un système de régulation des eaux du bassin du Congo ».

« La biodiversité de la RDC (République démocratique du Congo) va en pâtir et, à coup sûr, s’en suivra la perturbation du fonctionnement du bassin du Congo qui constitue le deuxième poumon du monde », a alerté Ève Bazaiba Masudi.

Moctar FICOU / VivAfrik

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