Trafic de bois : la Gambie accorde un droit de poursuite au Sénégal

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Les pouvoirs publics du Sénégal et de la Gambie ont décidé de mener la vie dure aux trafiquants de bois qui en l’espace de quelques années, auront réussi à dénaturer la verte Casamance. Pour matérialiser leur vision, le droit de poursuite est devenu une réalité pour mettre fin aux agissements des bandes criminelles.

Ainsi, les coupeurs de bois qui opèrent illégalement en Casamance (sud du Sénégal), ne sont plus désormais à l’abri d’une poursuite jusque sur le territoire gambien. Le Sénégal a décidé désormais, d’exercer un droit de poursuite de ces indélicats, en Gambie.

Des agents forestiers sénégalais et des soldats lourdement armés sont entrés mercredi 9 mai 2018 en territoire gambien près de Jarra Bureng. Il s’agit de l’exercice d’une convention entre les Présidents Macky Sall et Adama Barrow lors du dernier conseil présidentiel sénégalo-gambien.

Cette descente des éléments armés sénégalais, a eu lieu dans la région du Bas-fleuve de Gambie. Cette descente des éléments armés sénégalais, a eu lieu dans la région du Bas-fleuve de Gambie et, pour l’occasion, plusieurs saisies de troncs d’arbres illégalement coupés en Casamance et entassés dans un dépôt clandestin, ont été saisis et ramenés au Sénégal.

Cette saisie ne s’est pas fait sans résistance des jeunes de la localité qui refusent que les troncs illégalement coupés retournent au Sénégal. Les autorités gambiennes ont dû intervenir pour éviter un affrontement qui aurait tourné à la catastrophe. Selon bbc, le bois a tout de même été embarqué après une détermination ferme à en découdre, affichée par les agents sénégalais.

« Cette opération n’est que le début car les présidents des deux pays ont instruit tous leurs services pour éradiquer les différentes mafias et, les principaux chefs de sécurité et de défense gambiens et sénégalais ont décidé d’un commun accord, de sonner la fin de la récréation », a assurer un officier en charge de l’opération dans des propos relayés par Afriquemidi

« Le trafic illicite n’est pas seulement une violation formelle de la loi. Il est aussi et surtout une source d’instabilité pour la société et l’Etat. C’est pourquoi nous ne devons ménager aucun effort pour faire de la lutte contre ce fléau une priorité de premier ordre notamment dans le cadre de l’Accord sur la gestion des ressources transfrontalières dans le domaine de la foresterie », avait déclaré Macky Sall lors du dernier conseil présidentiel conjoint. Le chef de l’Etat Sénégalais a, dès le lendemain de la tuerie de Boffa, suspendu toutes les autorisations de coupe de bois tout en invitant les différentes forces de sécurité et de défense à mettre fin à ce pillage organisé.

Moctar FICOU / VivAfrik

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