L’industrialisation de l’Afrique débattue à Busan (Corée du Sud)

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L’industrialisation de l’Afrique a été passée au peigne fin des Assemblées annuelles 2018 du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) qui se sont ouvertes lundi 21 mai 2018 à Busan, en Corée du Sud. Au cours de cette rencontre qui pour thème « Accélérer l’industrialisation de l’Afrique», les participants de ces Assemblées se penchent sur les défis et les opportunités de la 4ème révolution industrielle en Afrique.

« Le secret de la richesse des nations est clair : les pays développés ajoutent de la valeur à tout ce qu’ils produisent, tandis que les pays pauvres exportent des matières premières. L’Afrique doit cesser d’être au bas de la chaîne de valeur mondiale et s’industrialiser rapidement, en ajoutant de la valeur à tout ce qu’elle produit », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Bad. Qui précise que l’industrialisation de l’Afrique est l’une des cinq priorités de la Banque africaine de développement pour accélérer le développement du continent.

Plusieurs milliers de délégués parmi lesquels les chefs d’Etat, les Présidents directeurs généraux (Pdg) des secteurs public et privé, les partenaires de développement, les universitaires, et acteurs de la société civile sont à Busan pour réfléchir, pendant 5 jours, sur l’industrialisation de l’Afrique et les questions connexes telles que le changement climatique, les infrastructures, le secteur privé et la gouvernance. Une série d’événements est prévue pour générer de nouvelles idées pour développer et financer l’industrialisation de l’Afrique.

Selon la Bad, le manque d’industries en Afrique est en grande partie responsable de sa faible position dans le développement mondial. « L’industrie africaine génère en moyenne 700 USD de Produit intérieur brute (Pib) par habitant, soit à peine un cinquième des 3.400 USD de l’Asie de l’Est, ce qui explique probablement qu’elle continue à dépendre de la plupart des besoins des économies industrialisées malgré sa forte croissance économique depuis près de deux décennies », précise un communiqué de la Bad.

Moctar FICOU / VivAfrik

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