Une alliance pour la sauvegarde de 100 millions d’hectares de forêts en Afrique

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La République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Niger, l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda, le Liberia, Madagascar, le Malawi, et le Togo ont formé une alliance visant à sauvegarder 100 millions d’hectares de forêts en Afrique d’ici à 2030. Baptisée AFR100 (« African forest landscape restoration initiative ») en français « Initiative pour  la restauration des paysages forestiers africains », cette alliance est portée aux fonds baptismaux en décembre 2018 et a pour objectif principal d’agir pour la reforestation de leur continent.

Cette décision, prise en pleine COP21, est un projet d’envergure alors que la déforestation a pris une ampleur inquiétante ces dernières années. Afin de montrer leur dévouement, les pays engagés ont déjà prévu la restauration de 30 millions d’hectares.

Pour l’ancien Premier ministre du Niger, Ibrahim Assane Mayaki, cette annonce est importante. « On sait que la reforestation fonctionne pour l’Afrique. On l’a vu fonctionner dans des pays divers comme le Malawi, l’Éthiopie ainsi que le Mali », explique-t-il dans un communiqué de presse.

Un projet dur à concrétiser ?

Il est vrai que la reforestation a une importance cruciale. D’abord d’un point de vue écologique. Les forêts permettent de réduire considérablement les émissions à effet de serre et donc luttent efficacement contre le réchauffement climatique. De plus, comme le précise Vincent Biruta, ministre des ressources naturelles du Rwanda : « restaurer notre paysage apporte de la prospérité, de la sécurité ainsi que des opportunités ».

Pour mener ce projet à bien, de nombreux fonds ont été alloués à l’AFR100 : un peu moins d’un millions d’euros au total, récoltés via différents acteurs tels que la Banque Mondiale, le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement ainsi que différents acteurs privés. Reste maintenant à savoir si ces fonds seront répartis de manière égale entre les différents acteurs africains et s’ils ne serviront pas une autre cause.

C’est ce que précise Victorine Che Thoener, directrice de Greenpeace pour le bassin du Congo. « Beaucoup de ces pays africains prennent ces engagements dans l’espoir qu’ils recevront du financement. Il y a beaucoup de discussions, mais peu d’actions sur le terrain ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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