Côte-d’Ivoire : Fortement tributaire de la pluie, le changement climatique menace l’économie

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Le changement du régime des pluies et l’assèchement des terres cultivables menacent directement les cultures, dont celle du cacao.

L’économie de la Côte d’Ivoire reste sur un rythme de croissance robuste, mais elle est menacée par l’impact du réchauffement climatique de la planète, a mis en garde la Banque mondiale, qui a poussé un « cri d’alarme » dans un rapport publié jeudi 12 juillet. « La Côte d’Ivoire apparaît comme l’un des pays les plus vulnérables de la planète à ce phénomène », a déclaré Pierre Laporte, le directeur des opérations de la Banque pour la région, cité dans le rapport économique semestriel de l’institution, intitulé « Pour que demain ne meure jamais ».

L’économie ivoirienne, l’une des plus dynamiques du monde depuis 2011 avec une moyenne annuelle de 8 %, « devrait rester sur un sentier de croissance autour de 7 à 7,5 % ces prochaines années », a estimé l’institution. Mais il faut « une prise de conscience urgente et collective » et des « décisions immédiates » pour faire face au risque climatique, a plaidé M. Laporte, pour qui, en particulier, la « survie de la filière du cacao » est en jeu.

« Des forêts presque totalement détruites »

Le cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, représente 10 % du PIB, un tiers des exportations, et fait vivre 5 millions de personnes (soit un cinquième de la population), selon la Banque mondiale. Le réchauffement des températures, le changement du régime des pluies et l’assèchement des terres cultivables menacent directement les cultures.

L’institution financière a rappelé que la Côte d’Ivoire, qui a énormément misé sur l’exploitation de ses ressources naturelles pour se développer, « a perdu près d’un tiers de son stock de ressources naturelles depuis vingt-cinq ans », que « les forêts sont presque aujourd’hui totalement détruites ». Quelque « 60 % des forêts ont disparu depuis 1990 », en grande partie à cause de la culture du cacao. >>Lire la suite sur lemonde.fr

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