La demande croissante de combustibles, source d’une «grave dégradation » des forêts

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La Banque mondiale a, dans une note d’information rendue publique affirmé que la demande croissante de combustibles de cuisson, sur fond de croissance démographique annuelle de 2,5 %, a provoqué une grave dégradation des ressources forestières, des terres et de l’environnement au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau.

« La Gambie, la Guinée-Bissau et le Sénégal dépendent tous fortement des ressources forestières pour leurs besoins en combustible de cuisson. Avec un taux de croissance démographique annuel moyen de 2,5%, la demande croissante de ces combustibles a provoqué une grave dégradation des ressources forestières, des terres et de l’environnement », souligne la Banque mondiale dans le rapport.

Et l’institution financière mondiale de préciser qu’au Sénégal, la biomasse représente 42 % de la consommation d’énergie, en Gambie elle représente 90 % et peut monter jusqu’à 97 % dans certaines zones rurales, tandis qu’en Guinée-Bissau, les combustibles ligneux représentent environ 90 % de la consommation nationale d’énergie (85 % sous forme de bois de feu et 5 % sous forme de charbon), rapporte le document.

« La forte demande d’énergie domestique a des implications régionales, en particulier dans les zones forestières proches des frontières, où les forêts sont également exposées à une gestion non durable et à la coupe illégale de bois, ce qui a souvent conduit à des conflits », pointe le rapport.

Selon la Banque mondiale, le principal moteur de l’exploitation illégale du bois dans ces trois pays est la forte demande en bois précieux en provenance de l’Afrique de l’Ouest, qui est généralement utilisé pour fabriquer des meubles de style ancien exportés vers l’Amérique du Nord et l’Europe.

Moctar FICOU / VivAfrik

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