Les espèces halieutiques les plus exploitées au Sénégal

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Mais avec Les pressions telle que la  sous-exploitation et la surexploitation de certaines espèces halieutiques risque de plomber le secteur de la pêche. Pourtant, le sous-secteur de la pêche, tel que défini dans le Plan Sénégal émergeant (Pse) et opérationnalisé par la lettre de politique sectorielle de développement du secteur (2016-2023) contribue largement au renforcement de la sécurité alimentaire et la nutrition, de la croissance et du développement local.

La valeur ajoutée du sous-secteur est estimée à 161 milliards de FCFA en 2017, soit une contribution de 7,1% au Produit intérieur brute (Pib) du secteur primaire, d’après le document de l’état de mise en œuvre de la politique économique et sociale en 2017, présenté à l’occasion de la revue annuelle conjointe (RAC- 2018).

Les produits de la pêche sont au premier rang des exportations en 2017 avec 244,66 milliards de FCFA et représentent 14,32% des recettes d’exportations du pays. En conséquence, la gestion durable et la restauration des ressources halieutiques constituent une priorité pour le Sénégal qui s’est engagé à optimiser leur exploitation et à réduire la pression exercée sur certaines espèces.

Les évaluations indirectes issues des groupes de travail du comité des pêches de l’Atlantique du Centre-Est (COPACE) et de la commission internationale pour la conservation des thonidés  de l’Atlantique (ICCAT), montrent les différents niveaux d’exploitation des ressources de la zone atlantique que couvre le Sénégal. « La sous-exploitation concerne la sardine, le rouget, le Thiekem et les merlus noirs.

Les espèces en  pleine exploitation sont  l’Anchois, le Maquereau, le Chinchard noir (Trachurus Trachurus), la Pagre à points bleus et la crevette gambas. Les espèces en état de surexploitation sont principalement les sardinelles, le Chinchard noir (Trachurus  trecae), l’Ethmalose,  le poulpe, le pageot et le Thiof », a mentionné cette étude du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

476 arraisonnements en 2017

Dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite,  non déclarée et non  règlementée (INN), les inspections de suivi, de contrôle et de surveillance des pêches, ont permis de réaliser 476 arraisonnements en 2017 (12 navires sénégalais, 8 navires étrangers et  456 pirogues). La commission consultative pour les infractions de pêche a statué sur tous les dossiers d’arraisonnement et a proposé des sanctions qui s’élèvent à 4,116 milliards de FCFA en 2017. Pour ce qui est de la mise en œuvre du plan d’aménagement de la pêcherie de crevettes  profondes, elle s’est poursuivie et 2691,2 tonnes ont été pêchées en  2017, sur un quota de 3340 tonnes.

Par ailleurs, les concertations  sur le repos biologique ont abouti à la fermeture de la pêche  crevettière démersale profonde, du 15 décembre 2017 au  15 janvier  2018, sur proposition de la COSECPRO (arrêté n° 21149 du 22 novembre  2017). S’agissant du plan d’aménagement de la pêcherie  de poulpe, le document signalé que la mise en œuvre s’est  poursuivie en 2017, avec notamment la mise en réseau des  comités locaux de pêche artisanale (CLPA) au niveau national et l’immersion  de 12000 vases à poulpe pour faciliter la reproduction. De ce fait, un repos biologique de la pêche artisanale du poulpe a été instauré pour assurer la protection des juvéniles. Les plans d’aménagement  de la pêcherie de crevette côtière et de la volute ont été approuvés  par le  décret n° 2017-594 du 24 avril 2017. Le plan de sardinelles  suit la procédure d’approbation et la stratégie de mise en œuvre a été élaborée et validée  en 2017, ainsi que 5 plans locaux de gestion  des sardinelles dans la Grande Côte (Nord et Sud), dans  la région  du Cap-Vert, dans la Petite Côte et en Casamance.

15.874 embarcations immatriculées

En ce qui concerne le plan d’aménagement de la pêcherie d’ethmalose, l’avant-projet est élaboré. Selon toujours ce rapport final provisoire, 2017 est marquée par la poursuite de la pose des plaques réflectorisées d’immatriculation en aluminium, initiée en 2016. Au total, 15.874 embarcations ont été immatriculées sur un  parc piroguier de 22.356 unités, soit un taux de 71%. S’agissant des permis de pêche artisanale,  9614 permis ont été délivrés en 2017, toutes catégories confondues, couvrant 61% des pirogues immatriculées et 43% du parc piroguier.

Les régions de Louga  Kaolack, Fatick et Saint-Louis ont enregistré des taux d’immatriculation de pirogues au-dessus de la moyenne (71%). Quant aux  régions de Thiès, Dakar et Ziguinchor, elles restent au-dessous de la moyenne. Le total de permis de pêche délivrés en 2017 se réparti comme suit : Saint-Louis avec 3875, Louga 200, Thiès 6113, Dakar 4332,  Fatick 2704, Kaolack 197 et  Ziguinchor 4935.

140 morts ou disparus dénombrés en 2017

Dans le but de renforce la sécurité en mer, l’Etat a mis en place une plate-forme de transmission des informations météorologique, avec   26.347 alertes par messages diffusées en 2017. Parallèlement, 1357 acteurs ont  bénéficié en 2017 de renforcement de capacités sur la sécurité en mer et sur la pêche artisanale. Malgré toutes ces actions,  l’année 2017 a été  particulièrement difficile  pour les acteurs  de la pêche, avec une situation marquée par une hausse sensible des pertes en vie humaines ou disparus, avec 140 en 2017 contre 86 en 2016, et des pertes matérielles estimées à 140.080.500 de FCFA. Les  principales causes des accidents sont le non–respect des consignes  météorologiques et la surcharge des  pirogues de transport.

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