Le Burkina Faso hanté par la mévente d’huile et de sucre

0

 Les industriels burkinabés traversent les pires moments de leurs vies à cause des stocks d’huile et de sucre. En termes clairs, le groupement professionnel des industriels évaluent à  environ 20 000 tonnes d’huile estimées à 10 milliards de francs CFA et 15 000 tonnes de sucre le volume de stocks encore dans les magasins. Une situation qui menace la survie même de ces industries et l’emploi de milliers de travailleurs.

Les statisticiens affirment que la quantité d’huile encore stockée dans les magasins des huileries du Burkina Faso représente environ huit mois de la consommation nationale. Et au niveau du sucre, environ 15 000 tonnes cherchent des acheteurs. Suffisant pour le groupement professionnel des industriels de pointer du doigt à l’importation frauduleuse d’huile et de sucres. « Personne n’a de précisions sur la quantité d’huile importée par les commerçants à ce jour au Burkina Faso », s’exclame un membre du groupement. Il y a aussi les unités clandestines de production qui inondent les marchés d’huile impropre à la consommation.

« Depuis 30 ans que je travaille dans les industries du pays, je n’ai jamais vu une telle morosité », se plaint le directeur commercial d’une huilerie. Et si rien n’est fait dans l’urgence, de nombreuses industries fermeront leur porte, avec comme conséquence la mise au chômage technique de milliers de travailleurs, poursuit notre interlocuteur.

Pour mettre fin à cette situation, et devant l’urgence de rétablir les industriels dans leur droits, le chef du gouvernement a instruit le ministre du Commerce à entamer dès mardi 7 août 2018, des discussions avec le groupement professionnel des industriels. Et le responsable burkinabés d’assurer que des brigades mobiles sont déjà en action depuis le mois de mai, en vue de démanteler les unités artisanales de fabrique d’huile.

Quant au combat contre la fraude et le concurrence déloyale, les discussions avec les industriels permettront de proposer des solutions concrètes, précise le ministre du Commerce.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here