Le Kenya accueille le 3ème sommet sur la restauration des terres dégradées

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Le 3ème sommet du Forum mondial sur les paysages (Glf) s’est ouvert ce 29 août 2018 à Nairobi au Kenya. Le sommet qui vise la restauration des terres dégradées est organisé conjointement par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le Centre de recherche forestière internationale (Cifor) et plusieurs organisations multilatérales parties prenantes dans l’Accord de Paris et des objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations unies (Onu).

Cette rencontre réunie plus de 800 participants et des milliers d’internautes, dont des chefs d’État, des experts de la restauration des paysages, des décideurs, des médias du monde entier, des experts financiers, des spécialistes de l’environnement, des chefs autochtones et communautaires, se réuniront pour s’attaquer aux divers défis que pose la dégradation des terres sur tout le continent.

Au menu de ce sommet, plusieurs sujets concernant la restauration et les conservations des paysages sont à l’ordre du jour dont celui sur le contexte de l’initiative AFR100. En effet, à travers l’initiative AFR100, les pays africains se sont engagés à restaurer 100 millions d’hectares de paysages dégradés sur l’ensemble du continent d’ici à 2030.

«Des progrès appréciables ont déjà été accomplis, le Kenya, le Rwanda et de nombreux autres pays d’Afrique ayant promis d’entreprendre d’importantes activités de restauration », a indiqué le premier responsable de l’AFR100, M. Mamadou Diakhité.

Si l’on se fie aux experts, le coût estimé de la dégradation des terres pour l’économie mondiale devrait atteindre annuellement entre 2000 et 4500 milliards, tandis que les avantages économiques des interventions de restauration sont évalués à 84 milliards de dollars.

D’après la revue Landscape News, au moins 7 millions d’hectares de paysages de forêt tropicale sont défrichés et dégradés tous les ans, ce qui met en danger les moyens de subsistance, la biodiversité et la sécurité alimentaire en aggravant le changement climatique, les conflits et les migrations de populations.

Moctar FICOU / VivAfrik

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