La hausse d’insectes nuisibles expose de plus en plus les récoltes

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Les récoltes sont aujourd’hui de plus en plus menacées par l’augmentation d’insectes nuisibles. La production de blé sera directement menacée par le réchauffement climatique, notamment suite à l’augmentation des insectes nuisibles.

Alors qu’une étude scientifique révélait que le réchauffement climatique allait détériorer la qualité nutritive des aliments dans quelques années, une autre montre qu’il favorisera l’activité des insectes et autres animaux nuisibles. Parue le 30 août dans la revue Science, cette étude démontre que ce nouvel effet délétère du réchauffement sur l’agriculture entraînera de pertes de récoltes de maïs, de riz et de blé.

Le puceron, le perce-tige ou la tordeuse du riz sont des insectes qui ne sont peut-être pas très connus du grand public, mais les agriculteurs les fréquentent et les redoutent. Ce sont des nuisibles et ils font des ravages, qui vont empirer avec le réchauffement climatique.

Selon l’étude publiée par Science, la raison est simple : contrairement aux mammifères, les insectes n’ont pas de température corporelle fixe. Si les hommes ont une température corporelle d’un peu plus de 37 degrés, pour le puceron, cela dépend de la température extérieure.

Une catastrophe annoncée… alors qu’il s’agit d’un scénario optimiste

S’il fait plus chaud, l’insecte s’adapte, mais doit consommer plus d’oxygène… Ce qui l’oblige à manger plus. Cela peut sembler anodin, mais une hausse des températures de 2 degrés aurait pour conséquence la perte d’un tiers des cultures de maïs, de 20% pour le riz et de près de la moitié pour le blé.

C’est une catastrophe annoncée… alors qu’il s’agit pourtant du scénario optimiste. Car le thermomètre pourrait prendre jusqu’à cinq degrés de plus d’ici à la fin du siècle.

Pour se prémunir de ces ravages, il faudrait favoriser la rotation des cultures, ou développer des plantes résistantes. Ce sont des solutions envisageables dans les pays riches, mais plus compliquées à mettre en place ailleurs : un nouvel exemple des inégalités entre pays accentuées par le réchauffement climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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