Des moyens de réduction des gaz à effet de serre au menu du Sommet sur le climat

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Une « COP des acteurs non étatiques » contre le réchauffement bat son plein. En termes, le sommet mondial pour l’action climatique qui s’est ouverte mercredi 12 septembre 2018 et se poursuivra jusqu’au vendredi 14 septembre à San Francisco – premier du genre – ce sommet se veut la « COP des acteurs non étatiques ». Dans le lot des participants, on retrouve les villes, les régions, les coalitions d’entreprises, les investisseurs, les ONG. Ces acteurs entendent être l’aiguillon des Etats, à un moment où le retrait américain de l’accord de Paris a ralenti les ardeurs des cosignataires à remplir les objectifs affichés aux Nations unies.

Lors de ce sommet qui sera marqué par l’absence des chefs d’Etat, de cadre officiel, mais des milliers d’acteurs de la lutte contre le changement climatique venus d’une centaine de pays, le maire de Los Angeles Eric Garcetti s’est dit «fier d’être parmi les maires qui tentent de résoudre» le problème des dérèglements climatiques. La résistance à la politique environnementale de Donald Trump s’organise à San Francisco où se tient depuis ce mercredi un « Sommet mondial pour l’action climatique ».

A l’appel du gouverneur de Californie, le sommet de San Francisco qui se tient en ce moment se veut la « COP » des acteurs non étatiques. Il rassemble des milliers d’ONG, d’activistes et d’élus locaux venus débattre des moyens de réduire les gaz à effet de serre malgré le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat décidé l’an dernier par le président américain.

En première ligne de cette résistance, les maires de plusieurs grandes villes, engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, ont ouvert les débats. Malgré le départ des Etats-Unis, ces élus veulent encore croire à l’accord de Paris sur le climat et pensent que l’échelon local peut compenser l’inaction gouvernementale.

Le premier édile de Los Angeles, Eric Garcetti, en est convaincu. « Les gouvernements locaux prennent le leadership que notre gouvernement national refuse de prendre. Ce n’est pas un problème, car c’est dans les villes que se déroule l’action. Quand le président Trump dit qu’il sort de l’accord de Paris, nous répondons tous que nous y restons. Et nous représentons le peuple américain, l’économie américaine, les universités américaines », a-t-il lancé aux participants.

Eric Garcetti rappelle aussi les conséquences nafastes des décisions humaines, « les inondations, les incendies, les sécheresses ». « Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de ne pas résoudre ce problème que nous avons créé. »

Au lendemain du retrait américain de l’accord de Paris l’an dernier, une coalition de 3 000 entités, comptant notamment des villes et des Etat américains engagés à poursuivre la réduction de gaz carbonique, s’est formée sous le nom d’America’s Plegde.

Selon son rapport diffusé cette semaine, les efforts locaux pourrait permettre d’atteindre jusqu’à deux tiers de l’engagement américain signé à Paris.

Moctar FICOU / VivAfrik

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