Gabon : le gouvernement appuie les transformateurs de manioc

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Le gouvernement gabonais a décidé de soutenir les groupements de femmes transformatrices de manioc alors que les prix de cette culture ont presque doublé. Et les conséquences se font ressentir sur les économies familiales. Pour faire face à cette situation, les autorités ont eu une réaction en double détente. Dans un premier temps, encadrer techniquement les producteurs et mettre à leur disposition des producteurs, des variétés de manioc performantes en matière de rendement, de précocité et de résistance à la mosaïque. Et dans un deuxième temps appuyer les groupements de femmes transformatrices de manioc. Et c’est le cas de l’association des femmes productrices de manioc d’Agni-Zok.

Conservation difficile dans le temps

Le plus gros problème avec le manioc : la conservation. Pour une longue conservation, il faut impérativement sécher le tubercule, ce qu’un appelle la cossette. Pour une durée d’une semaine, il faut transformer le tubercule en bâton de manioc. En fait, ces productrices ont valorisé une activité traditionnelle des femmes. On touche là une des difficultés auxquelles les femmes rurales sont confrontées en Afrique : l’organisation en association.

Autrement dit, comment sortir chaque femme de son isolement ? Résultat de toute cette activité, les femmes ont amélioré significativement la qualité de leurs produits, le travail est devenu plus facile et plus rentable. L’association a même un compte d’épargne et les femmes disent pudiquement qu’il y a un peu d’argent sur ce compte.

Rappelons que le manioc est un aliment très apprécié par une bonne partie des populations africaines, notamment celle de l’Afrique centrale, australe et de l’est. Au Gabon, c’est la principale denrée alimentaire. Depuis 2016, cette denrée s’est raréfiée sur les marchés à cause de la fermeture des frontières avec le Congo et le Cameroun, d’où provient une bonne partie du manioc consommé par les Gabonais.

Moctar FICOU / VivAfrik

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