Le coton et l’or, socle de l’économie du Burkina Faso

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En conclave à Ouagadougou au Burkina Faso du 27 au 29 septembre 2018 lors de la semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest, les acteurs de l’exploitation des ressources minérales ont échanger sur les discussions relatives à la nécessité de faire profiter les retombées financières de l’exploitation minière au plus grand nombre de la population, surtout dans des pays comme le Burkina où l’or, par exemple, tient une place importante dans l’économie du pays.

Rappelons qu’en 2017, l’or a représenté 71% des recettes d’exportation du Burkina Faso. Ce qui correspond à 1.308 Milliards de francs CFA. « La production industrielle est passée de 38,5 tonnes en 2016 à 45,6 tonnes en 2017. Sa contribution à la formation du produit intérieur brut est passée de 8,3% en 2016 à 11,4% en 2017 », a soutenu Oumarou Idani, ministre des Mines et Carrières du Burkina Faso.

2 500 emplois directs ont été générés par la filière, rien que l’année dernière. Elle emploie aujourd’hui 9 200 personnes. Malgré ces résultats, les populations estiment toujours que les fruits de cette exploitation n´ont pas assez d´impact sur leur quotidien. Ousmane Ilboudo, secrétaire permanent de la Commission nationale des mines du Burkina : « Ce ressentiment est à nuancer. Parce que cette masse monétaire que l’exploitation génère est fondue dans le budget général de l’État qui sert, comme vous le savez, à payer les salaires, à réaliser des investissements, etc. »

Réunis à Ouagadougou, les acteurs de l’exploitation des ressources minérales en Afrique ont réfléchi sur les stratégies à même de permettre une meilleure redistribution des fruits de la production minière. Tidiane Barry est le président de la Chambre des mines du Burkina Faso. « Il faut faire ce qui permet la traçabilité des ressources minières, la bonne gouvernance de ces ressources minières, mais il ne faut pas être dogmatique là-dessus, il faut simplement partir avec l’expérience qui est quand même récente du développement minier de notre pays. Et au fur et à mesure développer les bons outils qui permettent justement cette bonne gouvernance. »

Pour Sediko Douka commissaire énergie et mines à la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest, la solution d’une meilleure redistribution des fruits de la production minière est l’application des différents codes miniers : « Si nous arrivons à les appliquer à 90%, je pense qu’il y aura moins de plaintes, moins de soucis pour nous et surtout pour les populations directement affectées par l’exploitation minière. »

Au Burkina Faso, treize mines industrielles, dont douze en or sont en exploitation. On dénombre 404 permis valides dont 23 permis d’exploitations industrielles et 33 permis d’exploitations semi-mécanisées.

Moctar FICOU / VivAfrik

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