Développement des EnR : Le Mali sur de bons rails

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Notre pays développe depuis de nombreuses années des projets innovants dans le domaine des énergies renouvelables, également encouragés par des partenaires étrangers. Fort d’un territoire vaste et particulièrement ensoleillé, le Mali pourrait tirer profit de l’écologie pour développer son économie.

Trois ans après la signature de l’accord de Paris sur le climat lors de la COP21, le climat et le réchauffement climatique sont dans tous les esprits, car tous les peuples et tous les pays sont concernés par cet enjeu majeur.

Fort heureusement, le Mali est un bon élève dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serres ! À titre d’exemple, l’énergie est l’une des trois priorités portées par l’Etat malien et les initiatives se sont multipliées, comme l’atteste le concours « Énergie Renouvelable et Adaptation au Changement Climatique en Afrique Subsaharienne » lancé le 27 septembre dernier à Bamako par l’« Africa Enterprise Challenge Fund » (AECF). Le concours a pour thème l’accès des populations rurales et périurbaines du Mali à l’énergie et la cuisson propre. Ce programme financé par la Suède, et d’une valeur de 6,5 millions de dollars, permettra aux lauréats de bénéficier de subventions allant de 100 000 à 1,5 millions de dollars ainsi qu’une assistance technique.

Depuis environ 20 ans, le Mali s’essaye à développer des projets afin de permettre aux populations d’avoir un meilleur accès à l’énergie, particulièrement dans les campagnes. Si les réseaux électriques connaissent des difficultés, l’ensoleillement est tel sur nos terres que des panneaux solaires permettraient de produire l’énergie nécessaire sans pour autant contribuer à la pollution des sols et de l’air. En effet, selon plusieurs études, la production pourrait être de 5 à 7 kWh/m²/jour, de quoi largement satisfaire nos besoins. Il est vrai que nous manquons encore d’investissement mais les projets vont dans le bon sens et des partenariats public-privé pourraient changer la donne.

Au niveau régional, le Togo, le Mali, le Burkina Faso, le Gabon et le Niger ont discuté en septembre dernier de l’opportunité de créer un marché commun des énergies renouvelables. Il est effectivement envisagé de mettre en place une plateforme digitale afin de réaliser des achats d’énergies communs aux cinq pays. Prévue pour 2019, cette plateforme commune mutualisera les commandes de production et entraînera donc une baisse des prix. Représentant 80 millions d’habitants, cet ensemble de cinq pays représente un fort potentiel économique qui pourrait profiter aux entrepreneurs locaux et aux investissements étranger. Enfin, la CEDEAO n’est pas en reste puisqu’elle prévoit de développer la part des énergies renouvelables à 35% en 2020 et 48% d’ici 2030.

L’écologie et plus particulièrement les énergies renouvelables sont des secteurs porteurs. En plus de faire évoluer les mentalités et de participer au bien de la planète, ils concourent à développer des projets locaux qui peuvent à terme rayonner en Afrique de l’Ouest et à l’international.

Ousman K

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