L’Algérie vise la production de près de 2.000 MW d’énergie d’ici à 2020

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Va-t-on assister à un envol de la production d’énergies renouvelables en Algérie ? Car, la production énergétique à partir de sources renouvelables devrait atteindre près de 2.000 Mégawatts (MW) d’ici à 2020,  grâce notamment à l’implication du groupe Sonatrach dans le développement  de ces énergies, a indiqué lundi 22 octobre 2018 à Alger le ministre de l’Energie,Mustapha Guitouni.

« Le groupe Sonatrach vient d’adopter les énergies renouvelables dans sa  stratégie comme moyen de développement au cœur de la transition  énergétique, en mettant en œuvre un programme au niveau des sites  industriels du secteur, visant à couvrir 80% des besoins des sites  pétroliers », a déclaré à lemaghrebdz.com M. Guitouni lors d’une rencontre avec les  investisseurs sur l’appel d’offres des 150 MW.

Sonatrach sera ainsi leader de la production des énergies renouvelables en réalisant une capacité de 1.300 MW, selon le ministre. Ajoutant les 343 MW installés au niveau des centrales existantes actuellement, les 150 MW prévus dans le cadre du prochain appel d’offre destiné aux opérateurs nationaux ainsi que les projets pris en charge par Sonelgaz, les capacités installées par Sonatrach contribueront à augmenter la production globale des énergies renouvelables en Algérie à près de 2.000 MW à l’horizon 2020.

Ajoutant les 343 MW installés au niveau des centrales existantes  actuellement, les 150 MW prévus dans le cadre du prochain appel d’offres  destiné aux opérateurs nationaux ainsi que les projets pris en charge par  Sonelgaz, les capacités installées par Sonatrach contribueront à augmenter  la production globale des énergies renouvelables en Algérie à près de 2.000 MW à l’horizon 2020.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre du Programme national des énergies  renouvelables et de l’efficacité énergétique, initié en 2011 et mis à jour  en 2015 et qui cible la réalisation d’une capacité globale de 22.000 MW  d’ici 2030.

Le ministre a souligné, dans ce sens, que ce programme qui « confirme le  choix de valorisation optimale et de diversification des ressources  énergétiques de l’Algérie » est conditionné par les capacités à faire  émerger une industrie locale de fabrication des équipements pour les  centrales photovoltaïques, « performante, compétitive et associée à des  moyens de réalisation efficaces ».

« La transition énergétique visée par l’Algérie ne se limite pas à  diversifier le bouquet énergétique destiné à la satisfaction de la demande  nationale en électricité. Elle constitue également une opportunité  historique pour un développement planifié et maîtrisé du tissu industriel  national par l’émergence de nouvelles filières dédiées aux équipements des énergies nouvelles et renouvelables », a noté M. Guitouni.

Mettant en exergue les retombées du développement de ces nouvelles  filières, le ministre a précisé que la mise en œuvre du programme des  énergies renouvelables permettra de créer près de 700.000 postes d’emploi  direct et indirects couvrant toutes les parties de la chaîne de valeur.

Lancement de l’appel d’offres des 150 MW avant la fin décembre

A propos de l’appel d’offres par voie de mise aux enchères des 150  MW en solaire photovoltaïque, le ministre a affirmé qu’il sera lancé avant  la fin décembre prochain, après l’intégration des recommandations faites  par les opérateurs concernés, suite aux larges consultations menées depuis  juillet dernier.

Il a renouvelé, à cet effet, son appel aux investisseurs locaux à  participer dans cette opération « d’intérêt national » qui représente une  phase pilote qui va ouvrir la voie au dépoilement à grande échelle des  énergies renouvelables en Algérie.

Commentant les étapes et procédures à faire pour investir dans ce domaine,  M. Guitouni a promis de fournir tous les efforts pour dépasser les  contraintes rencontrées afin de réussir ce premier appel d’offres.

« Pour certains d’entre vous c’est un parcours de combattant. Mais soyez  sûrs que la procédure va être simplifiée davantage. Avancez, n’ayez pas  peur, l’Etat est là pour vous accompagner » a-t-il avancé devant les  investisseurs présents dans cette rencontre organisée par la Commission de  régulation de l’électricité et du gaz (Creg).

Interrogé par la presse sur « le retard » accusé dans l’avancement du  programme des énergies renouvelables, le ministre a expliqué que les  conditions notamment celles liées aux tarifs d’électricité produites à  partir de sources renouvelables, n’était pas en faveur du lancement effective de ce programme.

« Il ne s’agit pas d’un retard, c’est une décision qui prend en  considération nos capacités financières (..). Le coût de production était  très élevé. Maintenant que le différentiel entre les prix de l’électricité  classique et ceux du renouvelable s’est réduit, nous pensons que c’est le moment opportun pour lancer les appels d’offres », a-t-il souligné.

Sept localités pour accueillir les centrales photovoltaïques de 150 MW

De son côté, le président du comité de direction de la CREG, Abdelkader  Choual a assuré que la commission de régulation sera « à l’écoute des  opérateurs pour régler leurs problèmes de manière rapide et efficace ».

A noter que l’appel d’offres des 150 MW est destiné aux investisseurs  nationaux, publics ou privés, seuls ou en partenariat, souhaitant investir  dans les domaines de la construction et l’exploitation de centrales  électriques photovoltaïques.

Les investisseurs qui seront attributaires de projets prendront en charge  également la réalisation des installations d’évacuation de l’énergie  produite et de raccordement de ces centrales aux réseaux électriques, ainsi  que la commercialisation des quantités d’énergies produites.

La réalisation de centrales solaires photovoltaïques devra se faire  exclusivement par l’utilisation des équipements fabriqués localement.

Le  soumissionnaire devra ainsi faire ressortir dans son offre le taux  d’intégration locale par rapport au coût d’investissement global (hors coût  de location du terrain).

Il doit justifier, en outre, une expérience dans la réalisation,  l’exploitation et la maintenance de projets industriels et dans la  mobilisation des capitaux propres et des emprunts.

Cet appel d’offres porte sur la réalisation de sept (7) centrales situées  dans les régions agricoles du sud du pays, afin de couvrir les besoins  énergétiques des activités des opérateurs dans ces localités à fort  potentiel agricole.

Il s’agit des localités de Nezla (10 MW), Meggarine (10 MW), Belhirane (10  MW) à Ouargla, de Tendala  (10 MW) et Nakhla  (10 MW) à El Oued, de Diffel   (50 MW) à Biskra et de Guerara (50 MW) à Ghardaïa.

Moctar FICOU / VivAfrik

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