La BID accorde un prêt de 30 millions $ au Niger pour l’électrification rurale

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La Banque islamique de développement (Bid) a accordé au gouvernement nigérien un prêt de 30 millions de dollars pour assurer l’électrification rurale par voie solaire au Niger.

Le gouvernement nigérien vient d’adopter un projet de loi autorisant la ratification d’un prêt de 30 millions de dollars de la Banque islamique de développement (Bid) pour le financement d’un projet d’électrification rurale par voie solaire au Niger, a-t-on appris dimanche de source officielle.

L’objectif du gouvernement nigérien qui vient d’adopter un projet de loi autorisant la ratification d’un prêt de 30 millions de dollars de la Bid est de renforcer le système de production et de distribution d’énergie électrique dans 14 villages de la région de Dosso (sud-ouest) et 13 autres de la région de Tahoua (centre), selon un communiqué du gouvernement.

D’après les deux parties, le projet vise notamment l’installation de trois centrales solaires d’une capacité totale de 9,3 MWc, d’un réseau de distribution comprenant environ 266 km de lignes, de transformateurs de distribution d’une capacité totale de huit MVA et d’une connexion client à l’aide de compteurs prépayés.

Le coût total du projet est estimé à 32,03 millions de dollars, composés de 30 millions consentis par la banque à titre de prêt et 2,03 millions de dollars pris en charge par le gouvernement du Niger au titre de sa contribution à la réalisation du projet.

Au Niger, rappelle-t-on, en dépit des importantes ressources dont dispose le pays (uranium, charbon minéral, énergie solaire et hydroélectricité avec le fleuve Niger), le taux d’accès à l’électricité était de 12,22% en 2017, avec une forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur, selon les statistiques officielles.

Toute la production nationale comprenant les achats auprès de la Société nigérienne de charbon (Sonichar) et l’énergie produite dans les centrales de la Nigelec (la Nigérienne d’électricité), ainsi que la contribution de la centrale Goroubanda depuis 2017, était estimée en 2017 à 364 gigawatts en production nationale, pour une consommation nationale qui grimpe à 1.244 gigawatts, disait en novembre dernier devant les parlementaires la ministre nigérienne de l’Energie, Amina Moumouni.

Elle a toutefois assuré que « grâce à la finalisation d’importants projets en cours et l’introduction attendue du solaire, le pays va accroître son indépendance énergétique électrique pour atteindre un taux de 50% en 2020 ».

Dans cette optique, le Niger envisage entre autres l’introduction du solaire avec la finition prochaine de la centrale photovoltaïque de Malabaza (centre) d’une capacité de 7 mégawatts, la construction d’une centrale hybride de 19 mégawatts prévue en 2019 à Agadez (nord), ainsi que d’autres centrales solaires envisagées en production indépendante autour de la capitale et à l’intérieur du pays, annonce-t-on au ministère de l’Energie.

A cela viennent s’ajouter, précise la même source, la centrale hydroélectrique de 130 mégawatts de Kandadji dans la région de Tillabéry (ouest), dont la construction confiée à l’entreprise chinoise China Gezhouba Group Company (Cggc) Limited Niger est prévue pour finir en 2021, le complexe Salkadanma de la région de Tahoua (centre) avec une centrale à charbon prévue en 2023, le renforcement de la capacité de production de la Sonichar et la construction d’une centrale thermique à gaz et au pétrole brut dans la région de Zinder (est).

Moctar FICOU / VivAfrik

Avec french.china.org.cn

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