Ouagadougou (Burkina Faso), la capitale africaine de le SEERA

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La troisième (3ème) édition de la semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (Seera) se déroule du 8 au 10 novembre 2018 à Ouagadougou, dans la capitale burkinabé sous le thème « Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie ».

La Seera a été instituée par le ministère de l’Energie du Burkina Faso en 2016 dans le but de créer un cadre harmonisé d’échanges en regroupant sur une même plateforme les acteurs nationaux, africains et internationaux, issus des secteurs publics et privés énergétiques. Cette année, l’événement se concentre sur les enjeux de la transition énergétique.

La Seera a été mise en place afin d’offrir un espace de rencontres et d’échanges aux différents acteurs du secteur, nationaux et internationaux. Après une seconde édition consacrée à la promotion du mix énergétique, avec comme invité d’honneur le Maroc, un des pays leaders en matière d’énergie renouvelable au nord du continent, la semaine 2018 est axée sur le thème « Politiques et innovations pour une transition énergétique réussie. »

Les objectifs de la Seera sont de traduire la vision du gouvernement en matière d’énergie, d’offrir des opportunités d’affaires aux différents acteurs, d’attirer des investisseurs et de soutenir le développement durable du secteur de l’énergie.

Cette manifestation, comprend entre autres, le Salon international de l’environnement et des énergies renouvelables, les Journées de Promotion des Economies d’Energies, les activités de l’Association burkinabè des acteurs et professionnels de l’efficacité énergétique et celles de l’Association des Professionnels des Energies Renouvelables.

Cap sur le solaire

Pour le Burkina Faso, l’objectif de ce rendez-vous est de présenter les orientations de sa politique en matière énergétique, mais aussi d’attirer des investisseurs internationaux. Car le pays, membre fondateur de l’Alliance Solaire Internationale (Isa), a des objectifs ambitieux en la matière, malgré une offre énergétique encore mal développée, un taux d’électrification qui peine à atteindre les 20% et une forte dépendance vis-à-vis de ses voisins, le Ghana et la Côte-d’Ivoire.

Depuis le lancement du Plan national de développement économique et social (Pndes), en 2016, qui prévoit notamment l’accès aux services énergétiques de qualité et la promotion du mix énergétique, le pays s’est ainsi doté de la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’Ouest. Zagtouli fournit 55 GWh par an, grâce à près de 130 000 panneaux solaires, soit 4% de la production nationale.

Un salon des énergies renouvelables

L’occasion est donc parfaite pour accentuer la transition énergétique du pays. Cette semaine sera donc marquée par un Salon de l’environnement et des énergies renouvelables, des Journées de promotion autour des économies d’énergie, mais aussi par des ateliers animés par deux associations burkinabaises de professionnels du secteur.

Moctar FICOU / VivAfrik

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