Vers la réduction de deux tiers du nombre de décès liés à la pollution de l’air

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L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a appelé jeudi 8 novembre à réduire la pollution de l’air de deux tiers d’ici à 2030 – année butoir pour la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) au troisième jour de la conférence mondiale sur la pollution de l’air qui se tient à Genève.

Chaque jour, près de 93% des enfants de moins de 15 ans dans le monde (soit 1,8 milliard d’enfants) respirent un air si pollué que leur santé et leur développement sont gravement mis en danger. Nombreux sont ceux qui vont en mourir: l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime qu’en 2016, 600 000 enfants sont décédés d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures dues à la pollution de l’air.

Suffisant pour l’Oms d’œuvrer à bouter la pollution de l’air de nos frontières. « Notre rêve est un monde exempt de pollution de l’air. Pour y parvenir, nous devons nous fixer un objectif ambitieux : réduire de deux tiers le nombre de décès dus à la pollution atmosphérique d’ici 2030 », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur général de l’Oms sur Twitter. « Nous sommes impatients d’entendre les points de vue des pays et des partenaires sur cet objectif et de travailler ensemble sur son fondement scientifique », a-t-il ajouté.

L’Oms recommande cinq pistes pour atteindre cet objectif : l’installation d’énergies propres dans les établissements de santé, davantage de leadership politique, mettre à profit les compétences des agents du secteur de la santé, le développement de programmes pour contrer la pollution atmosphérique, et le renforcement de mécanismes internationaux.

« L’accès à une énergie fiable et propre et à la génération d’énergie renouvelable produite sur place dans les établissements de santé est essentiel pour atteindre l’objectif de santé pour tous », a dit le Dr Tedros, soulignant l’engagement de l’Oms à œuvrer en faveur de l’électrification universelle des établissements de santé avec une énergie durable d’ici 2030.

Pour le chef de l’Oms, « les agents du secteur de la santé sont ceux qui voient les conséquences de la pollution atmosphérique de première main ». « Nous nous engageons à les doter des capacités et des outils nécessaires pour informer leurs patients des effets de la pollution atmosphérique sur la santé », a dit le Directeur général.

« Différentes villes ont montré que la lutte contre la pollution de l’air n’est pas simplement une aspiration qui, nous l’espérons, se produira à l’avenir – c’est une réalité qui se produit maintenant », a dit le chef de l’agence onusienne pour la santé. « La pollution de l’air ne connaît pas de frontières. Il ne devrait donc pas avoir de frontières dans nos efforts pour l’arrêter », a-t-il ajouté.

Un nouveau rapport de l’Oms sur la pollution de l’air et la santé de l’enfant (Prescribing clean air) se penche sur le lourd tribut que la pollution de l’air ambiant (extérieur) et de l’air à l’intérieur des habitations fait peser sur la santé des enfants dans le monde, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Moctar FICOU / VivAfrik

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