Le Maroc, futur leader de la « propagation » de l’énergie solaire en Afrique ?

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumia Adesina et le président du directoire de l’agence marocaine de l’énergie solaire, Mustapha Bakkoury ont signé mercredi 7 novembre 2018 à Johannesburg un accord qui fera du royaume chérifien le leader africain dans la migration du continent vers l’énergie solaire une source abondante quasiment dans les pays d’Afrique.

Les deux parties qui se sont confiées à gabonactu.com sont parvenues à ce texte suite au grand succès du Maroc dans ce secteur. Le royaume du Maroc a, en effet, mis sur pied le projet Noor (lumière en arabe), le plus grand central solaire du monde qui fournira au pays, plus de 10 000 Mégawatts d’énergie lorsqu’il sera entièrement livré en 2020, soit près de la moitié de la consommation nationale d’électricité.

« Sur le plan de l’énergie solaire, le Maroc est devenu un exemple unique dans le monde. Il a fait montre d’un leadership en réalisant quelque chose de très grandiose », a déclaré M. Adesina avant de signer le document.

La Bad, a-t-il affirmé, apporte une partie du financement du méga central dont le coût est estimé à 9 milliards de dollars.

C’est le succès du projet marocain développé dans le désert de Ouarzazate qui a permis la signature du « partenariat stratégique pour intensifier la création des pôles d’énergie solaire en Afrique », a conclu le patron de la Bad très admirateur des idées avangardistes marocaines sur l’énergie solaire.

« C’est un jour très important  pour le Maroc », a soupiré Mustapha Bakkoury. « Le Maroc avait anticipé. En 2009, quand le roi avait parlé d’une nouvelle orientation dans le secteur énergétique, personne n’avait réellement compris de quoi s’agissait-il », a-t-il témoigné avant d’expliquer que de file en aiguille, le Maroc qui importe plus de 90% des énergies, est sur le point de gagner son pari pour assurer son « indépendance énergétique ».

« Il fallait donc s’appuyer sur les ressources disponibles dont l’énergie renouvelable : le solaire », a-t-il ajouté avant d’envisager le futur. « Il est donc possible de passer à une étape continentale après le succès du projet Noor aujourd’hui », a-t-il dit.

Le Maroc a déjà conclu une douzaine d’accords généraux avec douze pays africains. Il espère que plusieurs autres pays s’engagent dans ces énergies renouvelables entre autres l’énergie éolienne.

« La signature avec la Bad est une initiative qui fera date dans l’histoire des investissements et des initiatives qui font avancer l’Afrique », a pour sa part renchéri Salaheddine Mezouar, ancien Président de la COP 22 et actuel Président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc.

« C’est une solution sur la menace climatique. Le réchauffement. C’est une volonté de voir l’Afrique se développer en énergie renouvelable », a-t-il estimé.

« L’accord conclu ici à Johannesburg vise à essaimer l’énergie solaire en Afrique. C’est une belle signature pour le Maroc, pays  extrêmement attaché aux énergies renouvelables », a dit avec beaucoup de satisfaction Mohamed Benchaaboun, ministre marocain des Finances.

Selon lui, le Maroc vise une production de 52% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Il produit 38% aujourd’hui. L’éolien et le solaire vont constituer les sources principales de l’énergie au Maroc.

Depuis sa création, la Bad a investi 10 milliards de dollars au Maroc avec un encours de 4 milliards de dollars.

Moctar FICOU / VivAfrik

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