Côté d’Ivoire : miser sur la norme RSE pour la réalisation des ODD

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Le ministère de l’Environnement et du Développement durable de la Côte d’Ivoire a souhaité sensibiliser les acteurs du secteur privé en faveur de la réalisation des Objectifs du développement durable (Odd) à travers la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse) lors de la 3ème édition des assises ivoiriennes du développement durable organisées les 12 et 13 novembre 2028 à la Chambre du commerce et de l’industrie de Côte d’Ivoire (Cci-CI) au Plateau.

Cette rencontre s’est articulé autour du thème : « Quelles orientations des stratégies Rse/Dd pour la mise en œuvre des Agendas 2030 et 2063 en Côte d’Ivoire ? » Profitant de cette tribune, François Kouablan, directeur de cabinet qui représentait le ministre de l’Environnement et du Développement durable à la cérémonie d’ouverture, a rappelé que la Côte d’Ivoire s’est inscrite, depuis 2015, dès l’adoption de l’Agenda 2030 des Nations unies, dans le cercle des pays phares dans la promotion du développement durable.

« La Côte d’Ivoire est en marche vers un développement durable », avait indiqué en août dernier à l’auditorium de la Primature à Abidjan, la ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, Anne Désirée Ouloto alors qu’elle s’exprimait à l’occasion de la double cérémonie de restitution nationale de la participation de la Côte d’Ivoire à la COP 12 et au lancement des préparatifs de la COP 23 à Bonn, en Allemagne.

Toutefois, reconnaît-il, la mise en œuvre des Odd nécessite d’énormes ressources financières que les Etats à eux seuls ne pourront pas dégager. D’où l’importance, selon lui, du rôle que doit jouer le secteur privé, en raison de sa capacité à générer de la richesse à travers la création d’emplois, la production de biens et services. « Il reviendra donc au secteur privé de réorienter ses différentes démarches ou stratégies Rse en fonction de la vision des entreprises certes, mais aussi dans le souci de contribuer activement à la réalisation de certains objectifs de développement durable », a-t-il plaidé.

Le représentant du Premier ministre, le Dr Fofana Mamadou, a rappelé les avantages de la démarche Rse. Lesquels ne sont plus à démontrer pour l’entreprise : « Au plan économique, la Rse, en tant que gage de bonne gouvernance, accroît la capacité de l’entreprise à mieux gérer sa matière première, ses ressources énergétiques, l’innovation et facilite l’optimisation des chaînes de valeur ».

Le Dr Gustave Aboua, directeur général de l’Environnement et du Développement durable, lui, pense que chaque partie prenante ne doit pas être « laissée pour compte » dans l’opérationnalisation des Odd en Côte d’Ivoire. « C’est ensemble que nous devons redoubler d’ardeur dans la transition vers la durabilité qui recèle encore des défis qu’il importe de relever, afin de parvenir à la réalisation du programme 2030 de l’Union africaine », a-t-il indiqué.

Puis de déplorer que beaucoup d’entreprises hésitent encore à s’engager dans la promotion du développement durable.  C’est la raison pour laquelle il s’est réjoui de l’organisation de ces assises qui constituent une occasion idoine de partager avec le secteur privé certaines orientations sur le rôle qui lui sera dévolu pour l’atteinte des Odd.

Ces assises qui prennent fin aujourd’hui  sont meublées par  des panels, des conférences. Y prennent part, des représentants des institutions, le secteur privé, des experts en environnement, la société civile et les médias.

La question que l’on se pose est de savoir comment des actions publiques portant sur un levier « micro » comme la Responsabilité sociale des entreprises, peuvent-elles viser un objectif « macro » tel que le développement des « pays les moins avancés » ?

Moctar FICOU / VivAfrik

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