Disponibilité de l’eau : Le Cap mise sur le déracinement des arbres non indigènes

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D’après une étude de l’organisation Nature Conservancy, publiée vendredi 16 novembre 2018, la deuxième ville sud-africaine du Cap, frappée en début d’année par une sécheresse historique, pourrait échapper, à l’avenir, à des pénuries d’eau si elle coupait des arbres non indigènes trop gourmands en eau, comme des pins, des acacias et des eucalyptus.

L’une des solutions pour lutter contre ces épisodes passe par l’abattage des arbres non indigènes dans les bassins hydrographiques, selon un rapport de l’organisation Nature Conservancy. « La désalinisation, le recyclage des eaux usées et l’utilisation des eaux souterraines coûtent environ dix fois plus cher par litre d’eau que si on coupait les arbres envahissants », estime Nature Conservancy.

Selon l’ONG, deux mois de réserves annuelles d’eau pourraient être sauvés grâce à un programme de 25 millions de dollars sur trente ans destiné à déraciner les arbres non indigènes dans sept bassins hydrographiques qui fournissent les trois-quarts de l’eau du Cap.

Cette initiative pourrait permettre, d’après Nature Conservancy, de préserver sur six ans, quelque 55,4 milliards de litres d’eau.

« Pour sécuriser nos réserves d’eau sur le long terme, nous devons poursuivre une série de stratégies rentables, l’une d’entre elles est d’enlever, dans les zones hydrographiques, de la végétation qui réduise le ruissellement jusqu’aux barrages », a commenté le maire adjoint du Cap, Ian Neilson, cité dans le communiqué de Nature Conservancy.

Rappelons que cette année, Le Cap (sud-ouest), destination très prisée des touristes, a évité de justesse le « jour zéro », où les robinets d’eau devaient être coupés.

Pendant des mois, les habitants ont été soumis à des mesures de rationnement drastique: au maximum 50 litres d’eau par jour et par personne, soit l’équivalent d’une douche de trois minutes.

Mais à la suite de bonnes pluies pendant l’hiver austral, le niveau des barrages du Cap est désormais de l’ordre de 70%. Les autorités jouent cependant la prudence, estimant très élevée la menace de sécheresses récurrentes dans la ville de 4 millions d’habitants.

Moctar FICOU / VivAfrik

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