La prévention de l’environnement marin débattue en Côte d’Ivoire

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Des Conventions tentent de remédier à la pollution marine en mettant en avant des systèmes qui interviennent en amont de la protection marine par la prévention des pollutions et en aval par l’intervention et la réparation.

Conscients de ces enjeux, les pays africains se retrouvent depuis lundi 19 novembre 2018 à Abidjan, la capitale ivoirienne pour réfléchir sur la prévention de l’environnement marin, à l’initiative de l’Organisation maritime internationale (OMI).

Cette rencontre, sous forme d’ateliers, vise à aider les administrations de la région à mettre en œuvre et appliquer les instruments pertinents de l’OMI, notamment la convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Marpol) et celle relative au contrôle des systèmes antisalissure nuisibles (AFS). Elle vise également à faire appliquer des directives sur l’encrassement biologique aux fins de la protection du milieu marin et du milieu côtier aux niveaux national et régional.

La protection du milieu marin peut intervenir en amont de la pollution par l’interdiction des déversements et des immersions mais aussi par la protection des ressources biologiques, comme la limitation de la pêche.

Procédant à l’ouverture des travaux à l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer de Yopougon, le Conseiller technique du ministre des Transports, Kouassi Marcellin, a rappelé que le secteur maritime est le moteur du développement économique des Etats en raison de l’importance des échanges.

Il a invité les participants à prêter une attention particulière aux travaux en vue d’instruire leurs autorités respectives sur la pertinence des conventions internationales et de les inciter à les ratifier et à les mettre en œuvre.

« C’est à ce prix que nous pourrions contribuer à atteindre les objectifs de l’OMI qui se résument à la devise : sécurité, sûreté et efficacité de la navigation sur des océans propres et participer au développement et à la durabilité de l’économie bleue », a-t-il fait savoir.

Le directeur général des Affaires maritimes et portuaires, Tanoh Koffi Bertin, a souligné, pour sa part, que ces ateliers sont déterminants pour répondre aux questions de pollution et de protection du milieu marin.

Le Bénin, le Cameroun, les Comores, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire sont représentés à cette rencontre qui prit fin vendredi dernier.

Moctar FICOU / VivAfrik