Réforme agraire : le parlement sud-africain autorise la modification de la Constitution

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C’est désormais officiel. Les députés de l’ANC et ceux du parti de gauche radicale EFF ont donné leur feu vert à une modification de la Constitution sud-africaine qui permettra l’expropriation sans compensation des terres agricoles au bénéfice de la population noire e 15 novembre 2018. Une autorisation qui provoque des mises en garde des différents acteurs économiques dans le pays.

Le projet « d’expropriation sans compensation » porté par le gouvernement sud-africain n’est-il pas dangereux pour l’économie nationale ? C’est la question qui tourne en boucle depuis que le Parlement a donné son feu vert à un futur amendement de la Constitution.

Pour le Congrès national africain, cette réforme va « rassurer les investisseurs » en définissant une orientation politique « claire et sans équivoque ».

Pas question de se précipiter pour autant : la majorité estime que cet amendement ne pourra pas être adopté avant les élections de 2019, faute de temps.

Du côté des économistes, le débat fait rage. Certains mettent garde contre un risque de déclassement des obligations souveraines du pays, contre une augmentation des taux d’intérêt et la forte baisse des recettes fiscales.

Moins alarmiste, l’Association des banques sud-africaines a demandé à ce qu’un cadre légal clair soit rapidement défini, en veillant à ce que cet amendement n’affaiblisse pas le droit à la propriété en Afrique du Sud.

Rappelons qu’en Afrique du Sud, 24 ans après la fin de l’apartheid, la plupart des terres privées sont détenues par des fermiers blancs qui contrôlent 73 % des superficies arables du pays.

Moctar FICOU / VivAfrik

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