L’Algérie mise sur les énergies alternatives pour le bien être de son agriculture

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Le secteur agricole est favorable à l’utilisation des énergies renouvelables, puisque c’est une activité qui demande de l’espace. Les immenses espaces agricoles en Algérie, notamment dans le Sud du pays sont en passe de devenir la nouvelle destination de beaucoup d’opérateurs économiques qui voient dans l’agriculture un créneau d’avenir.

Suffisant pour l’Algérie de mener des réflexions sur des solutions intelligentes pour l’adoption d’une technologie propre et à moindre coût dans le secteur agricole à travers une rencontre sur «L’usage des énergies alternatives dans l’agriculture» tenue mercredi 26 décembre 2018 à Tipasa, ville côtière située à 60 Km de la capitale Alger.  

La rencontre organisée à l’initiative du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), a permis de présenter aux agriculteurs des modèles de projets concrets dans ce domaine, faire un diagnostic de leurs problèmes sur le terrain, avant de leur proposer des solutions pratiques et intelligentes basées sur une technologie propre de moindre coût.

Sans énergie, aucune activité humaine n’est possible. C’est dire que l’énergie joue un rôle primordial dans le développement socio-économique et même dans l’amélioration de la qualité de vie. L’énergie est précieuse dans la mesure où elle permet de satisfaire les besoins vitaux des personnes. L’électricité spécifique pour certains usages, particulièrement l’agriculture, joue un rôle essentiel dans le développement. Les agriculteurs sont les plus anciens utilisateurs des énergies renouvelables (serres, moulins à eau ou à vent, bois énergie, …), et notamment de l’énergie du vent pour sa force mécanique ou le pompage de l’eau.

Sélectionnée comme wilaya pilote pour le lancement de projets en économie verte, Tipasa retient une attention particulière. Pour certains intervenants, des solutions doivent être particulièrement adaptées à la wilaya de Tipasa, estimant qu’«il est temps de passer à la pratique».

Dans ce sens, Noureddine Yassaâ, directeur général du CDER, a suggéré de «proposer aux investisseurs agricoles, des applications technologiques en matière d’énergies renouvelables ayant prouvé leur efficacité sur le terrain», tout en les accompagnant, dans leur exploitation.

Développant son idée, M. Yassaâ a cité en exemple le projet pilote d’exploitation de 400 pompes à eau fonctionnant à l’énergie renouvelable, dans les Hauts plateaux et dans l’extrême-sud du pays.

Pour le ministère de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, il est impératif d’intégrer la recherche scientifique dans le secteur agricole, relevant que la priorité gouvernementale est accordée à ces deux secteurs clés que sont les énergies renouvelables et l’agriculture.

La principale problématique posée pour le secteur est d’assurer «une énergie continue» et de «développer des équipements pour le séchage et la conservation du surplus de production à moindre coût», a avancé, pour sa part, le secrétaire général de la Chambre d’agriculture, Hamid Bernaoui.

En tant que wilaya pilote de l’économie verte, Tipasa compte deux projets agricoles (en aviculture et élevage bovin) exploitant les énergies alternatives depuis 2016. Misant sur des équipements énergétiques cette wilaya ambitionne porter sa superficie agricole utile (SAU) de 61.825 ha à environ 68.000 ha, à l’horizon 2022.

Cette manière de faire sera doublement bénéfique du fait qu’elle va non seulement contribuer significativement à faire baisser les coûts mais également à assurer une autonomie énergétique au sein des exploitations agricoles.

Moctar FICOU / VivAfrik           

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