Rétro 2018 sur la traçabilité et la conservation des ressources forestières au Congo

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Brazzaville, la capitale de la République du Congo a abrité, les 30 et 31 octobre 2018, un forum régional sur l’amélioration de la gouvernance du secteur forestier dont le défi est la transparence et le développement durable. 

D’après les autorités Congolaises, la tenue à Brazzaville du onzième forum sur la gouvernance forestière a été l’un des événements majeurs ayant marqué l’année écoulée. Les assises ont pu réunir les délégués des pays du Bassin du Congo, le secteur privé, les organisations de la société civile et les peuples autochtones, y compris les universitaires, les partenaires de l’Union européenne et du Royaume-Uni qui en assuraient la facilitation.

Pour remémoration, le bois constitue l’une des principales sources de revenus du Congo, avec une contribution de 5,6% au produit intérieur brut. Jusqu’en 1973, le bois a été le principal produit d’exportation du Congo et, bien que supplanté depuis par le pétrole, il continue de peser lourd dans les recettes d’exportation de ce pays.

En effet, les participants à ce onzième forum étaient unanimes sur la nécessité de doter le Bassin du Congo de nouveaux instruments juridiques de lutte contre la déforestation et d’organiser le commerce légal du bois. Considéré comme le deuxième versant hydrographique de la planète après l’Amazonie, avec des milliers d’espèces rares, le Bassin du Congo fait les frais de l’exploitation illicite des ressources forestières. 

À l’instar des autres pays de la sous-région, le Congo mesure l’ampleur du phénomène qui affecte le niveau de vie de la population et l’environnement, indiquait la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo. « Le Congo a engagé un vaste programme d’aménagement forestier pour faciliter le développement local. Nous allons faire en sorte que de ces forêts ne soit produit que du bois légal et dont la traçabilité est effective », déclarait-elle.

Des travaux du forum et des ateliers thématiques, la partie congolaise en était sortie avec deux importants projets, à savoir la participation structurée du secteur privé dans l’élaboration des textes réglementaires et des documents techniques liés à la certification du bois et l’intégration de la filière des bois tropicaux d’Afrique centrale et de l’ouest dans les mécanismes Redd+.

Un engagement que le pays a démontré à travers des opérations de planting, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. La forêt de la Patte-d’oie, à Brazzaville, a été l’un des deux sites de reboisement retenus dans le cadre de cet événement. Environ mille trois cents plants de quatre espèces d’arbres ont été enfouis, le 12 novembre, à Brazzaville, dans la principale zone de la forêt artificielle détruite ces derniers temps.

La gestion forestière a, certes, connu quelques progrès mais des efforts restent à accomplir pour prétendre à un développement durable. En témoigne la lenteur dans la mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire avec l’Union européenne sur la certification du bois. Le Congo s’est engagé à certifier son stock de bois destiné au marché européen.

Le Congo a perdu plus de 12 milliards FCFA en deux ans

Entre 2016 et 2017, les dysfonctionnements constatés dans les services de l’Economie forestière ont occasionné à l’Etat un manque à gagner de 12,6 milliards FCFA et un préjudice de 4,6 milliards FCFA. Un rapport confidentiel, transmis au président de la République, a identifié quelques auteurs des infractions ainsi que leurs complices. Des procédures invoquées par le contrôleur général d’Etat par intérim, Jean Claude Yoka, lors  de la cérémonie de lancement de l’opération de recouvrement des sommes dues à l’Etat par les sociétés forestières.

Moctar FICOU / VivAfrik

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