L’Est et le Sud du Cameroun hantés par l’exploitation illégale du bois

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L’exploitation forestière occupe une place prépondérante dans l’économie camerounaise. Malheureusement, la corruption entraîne une exploitation illégale de ce produit forestier et empêche aux camerounais d’en tirer profit. En outre, cette activité non contrôlée impacte négativement sur l’environnement, les populations riveraines et les recettes budgétaires de l’Etat.

Les rapports de dénonciation produits par les organisations de la société civile (OSC), accusent Huguette Forestière opérant dans le département de l’Océan (Sud) et Société BU’MO (Haut-Nyong, Est), d’exploitation forestière présumée illégale au Cameroun.  

Hormis les rapports qui accablent deux entreprises forestières d’exploitation illégale du bois dans les régions de l’Est et du Sud du Cameroun, les investigations menées par les organisations Forêts et développement rural (Foder) et le Centre local pour le développement alternatif (Cedla), ont permis d’observer que ces entreprises sont des coupables présumées des infractions d’exploitation non autorisée dans une forêt du domaine national (FDN) pour Huguette forestière et d’exploitation non autorisée dans une forêt domaniale pour la société forestière Huguette Forestière et société BU’MO.

En termes clairs, l’infraction présumée perpétrée par BU’MO a été observée dans l’Unité forestière d’aménagement (UFA 10046), la Vente de coupe (VC 1002228) et dans les forêts du domaine nationale aux voisinages du village « Petit Pol » dans l’arrondissement de Doumé, département du Haut Nyong, région de l’Est. Quant à la société Huguette Forestière, l’infraction présumée a été observée dans les villages Bella, Nkolo, Goap et ses environs dans le département de l’Océan, région du Sud.

« Lesdits rapports ont été transmis au ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) en fin novembre 2018, pour que les mesures appropriées soient prises », a-t-on affirmé.

Rappelons qu’en 2018, des titres d’exploitation avaient été retirés à deux entreprises forestières. En novembre 2016, le Minfof a suspendu 25 exploitants forestiers pour des motifs liés au non-respect des normes. Les autorités camerounaises avaient également suspendu pour les mêmes motifs, 212 exploitants forestiers en 2014.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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