L’Union européenne et GIZ s’accordent pour la formation des agents forestiers de l’Afrique centrale

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Au cours d’une réunion de travail tenue le 15 janvier 2019 à Yaoundé, la capitale du Cameroun, la délégation de l’Union européenne (UE) au Cameroun et le bureau régional GIZ à Yaoundé ont conclu un accord de partenariat pour le financement, à hauteur de 3,6 milliards de FCFA, des bourses de formations aux cadres des administrations forestières et des institutions responsables de la gestion des aires protégées. L’accord prévoit que, sur le terrain, GIZ sera chargé de la mise en œuvre de ce projet faisant partie du programme d’appui à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles (Ecofac 6).

Cet accord vise à renforcer les capacités professionnelles de 120 personnels dans la mise en œuvre des activités de conservation et de protection de l’environnement dans les forêts du bassin du Congo. L’accord stipule que « les formations se tiendront dans certaines écoles du Réseau des institutions de formation forestière et environnementale en Afrique centrale (Riffeac) ». Il s’agit également pour l’UE et GIZ de mutualiser leurs efforts en vue d’améliorer le fonctionnement de l’École régionale post-universitaire d’aménagement et de gestion intégrée des forêts et territoires tropicaux de Kinshasa (Eraift), ainsi que celui de l’École de faune de Garoua (EFG).

Pour rappel, importante source de richesses pour les pays dans lesquels il s’étend, la forêt du bassin du Congo est le deuxième massif forestier tropical après la forêt amazonienne. En 2010, ce bassin avait un couvert forestier de 268 millions d’hectares qui s’érode au fil des années sous l’action des changements climatiques et de la déforestation.

Quant à Ecofac6, il fait partie d’un programme de l’UE permettant d’apporter un soutien aux États d’Afrique centrale pour la gestion des écosystèmes et la préservation de la biodiversité. Il a été lancé au Cameroun le 25 octobre 2018, accompagné d’une enveloppe de 10 milliards de FCFA. En Afrique centrale, le coût global du programme est évalué à 40 milliards de FCFA.

Sachons enfin que ce n’est pas la première que les personnels en charge de la gestion ou de la surveillance du bassin du Congo reçoivent une formation. En effet, en juin 2018, 65 personnels techniques issus de douze sites importants pour la conservation des grands singes, des éléphants et d’autres espèces endémiques du bassin du Congo avait déjà suivi une formation assurée par le Fonds mondial pour la nature (WWF), en collaboration avec les institutions nationales du Cameroun, du Gabon et de la République démocratique du Congo (RDC). Elle portait sur la collecte, l’analyse et la gestion des données de qualité pour produire les résultats nécessaires à la gestion et à l’évaluation des impacts des activités de conservation.

Bernard Bangda / VivAfrik

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